Sur la péninsule de Nicoya, deux noms reviennent sans cesse dans la bouche des digital nomads : Santa Teresa et Nosara. Deux villages de pêcheurs transformés en vingt ans en épicentres mondiaux du surf, du yoga et du travail à distance, où les cabanons de coworking côtoient les cabanes sur pilotis et les bols de smoothie à l’açaï. Entre pistes de terre rouge, jungle tropicale et couchers de soleil sur le Pacifique, ces deux destinations incarnent une version très aboutie du fantasme pura vida. Mais elles ne se ressemblent pas tout à fait, et le choix entre les deux mérite qu’on s’y attarde.
Sommaire
1. Santa Teresa et Nosara, deux visages d’une même péninsule
2. Se loger : quartiers, types de logement, prix
3. Coût de la vie et budget mensuel
4. Travailler à distance : coworking, wifi, coupures de courant
5. Communauté nomade et vie sociale
6. Activités incontournables : surf, yoga, plages, faune
7. Accès et déplacements
8. FAQ
| ⏱ Pas le temps de tout lire ? Voici l’essentiel à retenir : 🏖️ Santa Teresa = ambiance festive et surf-oriented, Nosara = wellness, yoga et familles 💰 Budget mensuel : 1 500 à 2 500 $ selon logement et mode de vie 🛜 Coworking sur place : Outpost et Cocoon CoLive à Nosara, Socialtel et Outsite à Santa Teresa 🚙 Un véhicule 4×4 est quasi indispensable : routes non goudronnées toute l’année ⚡ Comptez environ 100 $/mois de charges (eau, électricité, déchets) + 30 à 50 $ de wifi |
1. Santa Teresa et Nosara, deux visages d’une même péninsule

Séparées d’à peine 45 minutes de piste, Santa Teresa et Nosara partagent le même littoral pacifique de la péninsule de Nicoya, la même jungle sèche tropicale et la même réputation de sanctuaires nomades. Mais leur ambiance diverge nettement.
Santa Teresa (et sa voisine directe Santa Catalina) s’est imposée comme l’un des spots de surf les plus courus d’Amérique centrale : rue principale animée, bars de plage, coliving à tous les étages, une population jeune et internationale qui vient autant pour les vagues que pour la vie sociale.
Nosara cultive une identité différente, plus posée : c’est la “capitale du bien-être” du pays, avec une concentration impressionnante de studios de yoga, de retraites et de familles installées sur la durée. La ville est aussi volontairement moins dense : la réglementation locale limite la hauteur des constructions et une bonne partie de la zone reste classée réserve naturelle, ce qui explique un rythme de vie plus tranquille qu’à Santa Teresa.
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2. Se loger : quartiers, types de logement, prix
Dans les deux villages, l’offre de logement nomade tourne essentiellement autour de trois formats : la casita (petite maison indépendante), le studio dans une résidence avec piscine, et la villa partagée en colocation. Le marché est très saisonnier : la haute saison touristique (décembre à avril, saison sèche) fait grimper les prix, tandis que la saison verte (mai à novembre) permet de négocier des tarifs mensuels nettement plus bas.
Pour un logement correct dans l’un ou l’autre village, comptez généralement entre 800 et 1 500 $/mois. À Nosara, un deux-pièces proche de la plage de Guiones peut grimper à 1 500-2 500 $ et plus en haute saison. Les colivings (Selina, Cocoon, Envision) permettent de réduire la facture avec des chambres partagées dès 500-700 $/mois, wifi et espace de travail inclus.
3. Coût de la vie et budget mensuel

Les villages de plage de Nicoya coûtent 20 à 30 % plus cher que l’intérieur du pays ou que San José. Entre logement, alimentation, coworking et loisirs, un budget nomade solo tourne généralement entre 1 500 et 2 500 $/mois, davantage si vous mangez souvent au restaurant ou cumulez les cours de surf et de yoga.
Les charges (eau, électricité, déchets) représentent environ 100 $/mois, et l’internet à domicile entre 30 et 50 $/mois. Côté alimentation, les produits locaux (fruits, légumes, poisson) restent abordables sur les marchés (ferias), mais les produits importés et les supermarchés type Automercado peuvent doubler la note.
| 🌴 Budget mensuel solo — Santa Teresa / Nosara | |
|---|---|
| Poste | Montant mensuel |
| Logement (studio / casita) | 800 – 1 500 $ |
| Coworking (abonnement mensuel) | 150 – 300 $ |
| Alimentation (marché local + quelques restos) | 300 – 500 $ |
| Charges (eau, électricité, déchets) | ≈ 100 $ |
| Internet (si non inclus au logement) | 30 – 50 $ |
| Total estimé | ≈ 1 400 – 2 450 $ (≈ 1 290 – 2 250 €) |
Conversion indicative, 1 USD ≈ 0,92 €. Prix plus élevés en haute saison (déc.-avril).
4. Travailler à distance : coworking, wifi, coupures de courant
La connexion internet s’est nettement améliorée ces dernières années sur toute la péninsule, mais reste moins stable qu’en zone urbaine. Prévoyez systématiquement une carte SIM locale (Kolbi, Movistar ou Claro) en backup de votre wifi.
Côté espaces de travail : à Santa Teresa, Socialtel propose un vaste espace coworking à deux pas de la plage, et Outsite loue des villas-jungle avec bureaux partagés. À Nosara, Outpost est considéré comme l’un des coworkings les mieux pensés du pays, et Cocoon CoLive combine coliving et espace de travail. Comptez entre 12 et 30 $/jour, ou 150 à 300 $/mois pour un abonnement.
Les coupures de courant restent occasionnelles, un peu plus fréquentes en pleine saison des pluies (septembre-octobre) : mieux vaut avoir une batterie externe et éviter de caler un appel client important un jour d’orage tropical annoncé.
5. Communauté nomade et vie sociale
Les deux villages comptent parmi les communautés nomades les plus établies d’Amérique latine. À Santa Teresa, la vie sociale gravite autour des bars de plage, des cours de surf collectifs et des soirées coliving. À Nosara, elle s’organise davantage autour des studios de yoga, des cercles de méditation et des marchés bio hebdomadaires. Une ambiance qui attire aussi davantage de familles nomades, un profil que l’on retrouve dans notre sélection des meilleures destinations pour familles nomades, où Santa Teresa figure déjà en bonne place.
6. Activités incontournables : surf, yoga, plages, faune

Le surf structure littéralement la journée type sur la péninsule : session à l’aube avant la chaleur, puis retour au bureau une fois le soleil haut. Santa Teresa et Playa Guiones (Nosara) offrent toutes deux des vagues régulières adaptées à tous les niveaux, avec de nombreuses écoles locales.
Le yoga fait partie du décor à Nosara, capitale costaricienne de la discipline, avec des dizaines de studios et de retraites toute l’année. Ne manquez pas non plus le refuge national de vie sauvage d’Ostional, à quelques kilomètres de Nosara, où les tortues olivâtres viennent pondre en masse lors des arribadas (arrivées groupées), un spectacle naturel unique au monde. Sur les deux villages, la faune locale (singes hurleurs, iguanes, pélicans) fait partie du quotidien, jusque dans les jardins des logements.
7. Accès et déplacements
L’accès reste l’un des points de friction de la région : les routes menant à Santa Teresa et Nosara sont en grande partie non goudronnées, particulièrement poussiéreuses en saison sèche et boueuses en saison verte. Un 4×4 est vivement recommandé, voire indispensable si vous comptez explorer au-delà du village.
Deux options principales pour rejoindre la péninsule : un vol domestique (SANSA ou Skyway) depuis San José jusqu’aux petits aéroports de Tambor ou Nosara, ou la route via le ferry Puntarenas-Paquera puis environ 1h30 de piste. Une fois sur place, la plupart des déplacements se font à pied, en vélo ou en quad pour les plus courtes distances.
8. FAQ
Faut-il choisir Santa Teresa ou Nosara ?
Si vous cherchez une vie sociale intense et une scène surf plus urbaine, Santa Teresa correspond mieux. Pour un rythme plus posé, orienté bien-être et davantage adapté aux familles, Nosara prendra l’avantage.
Le wifi est-il fiable pour visioconférence ?
Dans les coworkings principaux, oui. En logement privé, la fiabilité varie : mieux vaut tester la connexion avant de signer un bail de plusieurs mois, et garder une carte SIM data en secours.
Quelle est la meilleure période pour s’installer ?
La saison sèche (décembre à avril) offre le climat le plus stable, mais aussi les prix les plus élevés. La saison verte (mai à novembre) est plus calme et économique, avec des averses généralement courtes en fin de journée.
Entre les vagues de Santa Teresa et la sérénité de Nosara, la péninsule de Nicoya reste l’une des portes d’entrée les plus douces vers la vie nomade au Costa Rica. Reste à choisir le rythme qui vous correspond avant de réserver votre premier mois sur place.