Travailler à Bali en 2025 : le guide complet pour s’installer et réussir son expatriation

travailler à bali

Travailler à Bali, c’est un peu le fantasme de toute une génération de freelances et de digital nomads. Mais entre rêve tropical et réalité administrative, il y a parfois un monde. Peut-on vraiment télétravailler les pieds dans le sable ? Quels sont les visas autorisés, les secteurs qui recrutent, les salaires possibles ? Dans cet article, on vous livre un tour d’horizon honnête et concret de ce que signifie travailler à Bali en 2025, que vous soyez salarié, indépendant ou entrepreneur dans l’âme.

Pas le temps de tout lire ? Voici les infos à savoir pour travailler à Bali :

Travailler légalement à Bali nécessite d’avoir le visa KITAS : aucun travail, même à distance, n’est autorisé avec un visa touristique.

💼 Pour trouver un job sur place, les opportunités concernent surtout les profils qualifiés (dans le tourisme haut de gamme, le management, ou encore le marketing international).

💻 Le freelancing et le télétravail sont trèèèss répandus, avec comme gros avantages des revenus facturés au tarif occidental.

🛵 Pour la vie quotidienne : le scooter devient vite indispensable, les villas en colocation sont courantes, et les espaces de coworking sont les meilleurs lieux pour réseauter.

Ah, Bali… Rien que le mot suffit à faire voyager. On l’entend presque, ce petit clapotis des vagues au loin, ce gamelan discret qui flotte dans l’air tiède, cette odeur d’encens mêlée à celle du café balinais fraîchement moulu. On s’y voit déjà, à pianoter sur son ordi depuis un petit warung caché entre les rizières, ou à répondre à ses mails avec, en fond sonore, le chant des geckos.

C’est vrai qu’elle a tout pour faire rêver, cette île. Surtout quand notre quotidien rime un peu trop avec métro-boulot-burn-out. L’idée de troquer l’open space gris contre une villa lumineuse avec piscine, de remplacer les réunions interminables par des pauses surf au coucher du soleil… Comment ne pas fantasmer ?

Mais voilà : ce n’est pas parce que c’est beau que c’est simple.

Travailler à Bali, ce n’est pas juste poser son ordi sous un cocotier (même si on ne va pas se mentir, on le fait tous au moins une fois pour la photo). C’est aussi jongler avec les visas parfois changeants, comprendre la culture locale sans la survoler, trouver un rythme de vie qui ne ressemble à celui de personne mais qui vous ressemble à vous.

C’est une aventure, une vraie. Avec ses moments de grâce, ses doutes, ses galères administratives un peu absurdes et ses instants suspendus qu’on n’aurait jamais pu vivre ailleurs.

Alors, si vous hésitez encore entre tout plaquer ou juste rêver tout haut, venez : on va parler vrai. Pas de filtres, pas de clichés, juste un regard honnête sur ce que ça signifie vraiment travailler à Bali.

1. Quel visa pour travailler à Bali ?

travailler à bali

Travailler à Bali, c’est pas juste poser son ordi dans un beach club et envoyer quelques emails entre deux sessions de surf. Sur le papier, l’Indonésie ne rigole pas avec l’immigration et le travail des étrangers. Et même si dans les faits, des milliers de digital nomads bossent depuis Canggu ou Ubud avec un simple visa touriste, jouer avec le feu peut vous coûter cher – amende salée, expulsion, voire interdiction de territoire.

Le visa touristique : la fausse bonne idée

Le visa touriste (Visa on Arrival ou e-VOA) permet de rester 30 jours en Indonésie, renouvelable une fois sur place pour 30 jours supplémentaires. Beaucoup de digital nomads font des allers-retours, qu’on appelle aussi des visa runs – ils restent 60 jours, sortent du territoire (visa run à Singapour, Kuala Lumpur…), puis reviennent avec un nouveau visa. Techniquement, ce visa ne vous autorise PAS à travailler, même à distance pour une entreprise étrangère. Dans la pratique, personne ne vient vérifier si vous bossez depuis votre villa ou votre café. Mais attentionn si l’immigration vous attrape en train de travailler (réunion client dans un espace public, par exemple), ou si vous vous faites dénoncer, vous êtes techniquement en infraction. Les autorités indonésiennes ont déjà fait quelques descentes dans des coworkings de Canggu ces dernières années pour rappeler les règles. Pas de panique généralisée, mais le risque existe.

Le Visa de Travail (KITAS E23 – Employment) : la voie classique

Si vous avez un employeur indonésien ou une entreprise qui vous sponsorise, c’est la voie royale. Le KITAS E23 (Kartu Izin Tinggal Terbatas – Permis de Séjour Limité) est le visa de travail classique pour les salariés étrangers. Durée initiale d’un an, renouvelable jusqu’à 5 ans. Mais attention, obtenir ce visa demande du temps et de la paperasse. Votre employeur doit justifier qu’il a besoin de vous et qu’aucun Indonésien ne peut faire le job (quotas de travailleurs étrangers par secteur). Il faut aussi un permis de travail (IMTA) en parallèle du KITAS. Comptez entre 2 et 4 mois de procédure, et un coût qui tourne autour de 1 500 à 3 000 USD selon les agents et les secteurs. Une fois obtenu, c’est solide : vous êtes légal, vous pouvez ouvrir un compte bancaire local facilement, louer un appartement sans souci, et dormir tranquille.

Le Visa Remote Worker (KITAS E33G) : le graal tant attendu… mais encore flou

En 2023, l’Indonésie a annoncé en grande pompe le lancement d’un visa spécifique pour les digital nomads et travailleurs à distance. Le fameux “Second Home Visa” ou visa B211A, censé permettre de rester jusqu’à 5 ans tout en travaillant pour une entreprise étrangère. Problème : en 2024 et début 2025, le flou règne encore. Les conditions exactes, les secteurs autorisés, les démarches concrètes… tout ça reste assez opaque. Certains agents proposent des solutions via le KITAS E33G (travailleur indépendant), mais les retours d’expérience sont mitigés. L’idée de base : vous prouvez que vous gagnez votre vie en travaillant à distance pour des clients hors d’Indonésie, et vous obtenez un permis de séjour longue durée sans avoir à créer une entreprise locale.

En 2026, on espère vraiment que le gouvernement clarifie tout ça et rende le processus simple. Pour l’instant, beaucoup de nomades attendent de voir comment ça évolue avant de se lancer. Si vous envisagez cette option, renseignez-vous auprès d’agents d’immigration spécialisés à Bali (Paul Hype Page, Karya Jelajah Nusantara…) qui suivent les évolutions réglementaires de près.

Le KITAS Investisseur/Directeur : pour celles et ceux qui créent leur boîte

Si vous créez votre propre entreprise en Indonésie (PT PMA – voir section suivante), vous pouvez obtenir un KITAS en tant qu’investisseur ou directeur. C’est plus stable qu’un visa touriste et ça vous donne une vraie légitimité. Par contre, ça implique de créer et gérer une structure locale avec tout ce que ça comporte de contraintes administratives et fiscales.

Le rôle du sponsor et le permis de travail

Point important : pour obtenir un KITAS de travail, vous avez besoin d’un sponsor – généralement votre employeur ou votre propre entreprise si vous créez une PT PMA. C’est ce sponsor qui fait les démarches administratives et se porte garant de vous auprès des autorités. Sans sponsor, pas de KITAS. Et le KITAS ne suffit pas : vous devez aussi avoir un permis de travail (IMTA) qui spécifie pour quelle entreprise et dans quel secteur vous êtes autorisé à bosser. Changer d’employeur implique de refaire les démarches. C’est lourd, mais c’est le prix de la légalité.

⚠️ À retenir : les bases pour être en règle

❌ Le visa touristique ne permet aucune activité rémunérée, même à distance.
⚖️ Le visa socio-culturel (B211A) est utilisé par certains télétravailleurs, mais reste juridiquement flou.
✅ Le seul cadre 100 % légal pour travailler à Bali, c’est le KITAS (leur permis de travail longue durée).
🧑‍💼 Pour l’obtenir, il faut un employeur local qui sponsorise votre demande.
📌 Ne prenez pas cette question à la légère, car les autorités indonésiennes sont strictes. Travailler illégalement = risque réel d’expulsion.
📰 Un visa digital nomad officiel est en discussion, mais pas encore en place (à suivre !).

2. Travailler en indépendant ou créer son entreprise à Bali

Travailler en freelance à Bali, c’est techniquement compliqué. L’Indonésie ne reconnaît pas vraiment le statut d’indépendant étranger comme on l’entend en Europe. Vous ne pouvez pas juste dire “je suis freelance, je facture mes clients français depuis Bali” et obtenir un visa sur cette base. Du moins, pas officiellement et simplement.

Les spécificités du statut freelance en Indonésie

Beaucoup de freelances fonctionnent dans une zone grise : ils restent avec des visas touriste renouvelés ou des visa runs, tout en continuant à facturer leurs clients étrangers via leur statut français, belge ou canadien. Tant qu’ils ne travaillent pas pour des clients indonésiens et qu’ils ne se font pas remarquer, ça passe. Mais légalement, c’est bancal. Comme on vous l’expliquait plus haut, si vous voulez vraiment être en règle, il faut soit :

  • Créer votre propre entreprise locale (PT PMA) et vous embaucher vous-même
  • Trouver un sponsor qui vous délivre un KITAS (certaines agences proposent ce service moyennant finance, mais attention aux arnaques)
  • Attendre que le visa digital nomad se clarifie vraiment

Créer sa PT PMA : un projet qui se prépare

La PT PMA (Perseroan Terbatas Penanaman Modal Asing), c’est une société à capitaux étrangers. C’est la structure légale qui permet à un étranger de faire du business en Indonésie. Créer sa PT PMA, c’est pas une démarche à prendre à la légère. Ça demande :

  • Un capital minimum qui varie selon le secteur (souvent 10 milliards de roupies, soit environ 600 000 USD, mais certains secteurs autorisent moins)
  • Des secteurs d’activité autorisés – certains sont fermés aux étrangers ou limités à un pourcentage de participation étranger
  • Un directeur local (vous pouvez être directeur étranger, mais il faut aussi un directeur indonésien)
  • Des locaux commerciaux (adresse physique obligatoire)
  • Une comptabilité rigoureuse et des déclarations fiscales annuelles

Comptez entre 3 000 et 8 000 USD pour les frais de création (notaire, enregistrement, licences…), et plusieurs mois de démarches. Une fois créée, votre PT PMA doit générer du chiffre d’affaires, payer des taxes, employer au moins un employé local pour 4 ou 5 employés étrangers (selon les secteurs), et tenir une comptabilité en règle. C’est un vrai engagement.

Les avantages et contraintes

Avantages : vous êtes totalement légal, vous pouvez facturer localement et internationalement, ouvrir un compte bancaire d’entreprise, obtenir un KITAS directeur facilement, employer du personnel. Vous construisez quelque chose de solide.

Contraintes : la lourdeur administrative, les coûts récurrents (comptable, licences annuelles, taxes…), l’obligation de maintenir l’activité même si votre business ralentit. Et si vous fermez la boîte, la procédure de liquidation est aussi lourde que la création.

Beaucoup de freelances qui gagnent bien leur vie (au moins 3 000-4 000 USD/mois stable) et qui comptent rester à Bali plusieurs années passent par là. Pour les autres, ça reste souvent trop lourd. Des services comme Bali Agency ou Emerhub proposent d’accompagner les entrepreneurs dans ces démarches, avec des packages tout compris. Renseignez-vous bien avant de vous lancer.

3. Marché du travail à Bali : quelles opportunités pour les expatriés ?

s'expatrier et travailler à bali

Le marché du travail à Bali pour les expatriés, c’est pas juste des jobs de serveur dans des beach clubs ou de prof de yoga sur la plage. Oui, le tourisme reste le moteur principal de l’économie locale, mais l’île s’est sérieusement diversifiée ces dernières années. Aujourd’hui, Bali attire aussi bien des managers d’hôtels de luxe que des développeurs web, des chefs étoilés que des entrepreneurs qui lancent leur marque de vêtements éco-responsables. Petit tour d’horizon des secteurs qui recrutent et des opportunités qui émergent.

Tourisme et hôtellerie : Le secteur historique en constante évolution

Le tourisme, c’est l’ADN de Bali. Et même si l’île a pris une claque avec le COVID, le secteur a rebondi fort. Les hôtels de luxe, les resorts, les villas haut de gamme et les restaurants gastronomiques recherchent régulièrement des profils internationaux. Pourquoi ? Parce qu’ils ciblent une clientèle internationale qui attend un certain niveau de service et d’expertise.

Les postes de management sont particulièrement demandés : directeurs d’hôtel, responsables F&B (Food & Beverage), chefs de cuisine formés à l’international, experts en marketing digital ou en gestion événementielle. Si vous avez bossé dans un palace parisien, un resort thaïlandais ou un restaurant étoilé, votre CV intéresse. Les compétences linguistiques font vraiment la différence – l’anglais est le minimum syndical, mais parler français, mandarin, japonais ou russe peut vous ouvrir des portes dans des établissements qui ciblent ces marchés.

Les spécialités de niche offrent aussi des opportunités intéressantes. Le bien-être est énorme à Bali : yoga, spa, méditation, healing… Les resorts cherchent des spa managers, des professeurs de yoga certifiés (idéalement avec 500h de formation), des thérapeutes spécialisés. Le tourisme d’aventure se développe aussi, avec des besoins en instructeurs de surf, de plongée (PADI Divemaster ou Instructor), ou en guides pour le trekking et les activités outdoor. Ces jobs paient rarement des fortunes, mais si vous cherchez un équilibre vie pro/vie perso dans un cadre de dingue, ça peut valoir le coup.

Digital nomads et économie créative : Le nouveau moteur de Bali

Bali est devenue un vrai hub pour les digital nomads, surtout Canggu et Ubud. Pas besoin de statistiques pour s’en rendre compte : suffit de passer une heure dans un café de Batu Bolong pour croiser dix personnes scotchées sur leur MacBook entre deux smoothie bowls. La plupart bossent pour des clients ou des employeurs à l’étranger – une agence parisienne, une startup californienne, des clients en freelance dispersés aux quatre coins du monde. Ils ne dépendent pas vraiment du marché local pour leurs revenus. Mais cette concentration de talents a créé quelque chose d’assez unique : un vrai écosystème qui génère ses propres opportunités.

Les services aux nomades ont explosé ces dernières années. Les espaces de coworking poussent comme des champignons – Dojo Bali, Outpost, Tropical Nomad, Biliq… – et ils cherchent régulièrement du monde pour gérer les espaces, animer la communauté, organiser des événements. Pas forcément des salaires de folie, mais souvent un package intéressant avec accès gratuit au coworking et un réseau énorme. Il y a aussi toute une économie de services spécialisés qui s’est développée : développeurs web qui bossent pour des startups locales, designers graphiques qui créent des identités visuelles pour des nouveaux restos de Seminyak, consultants en marketing digital qui aident les business balinais à se digitaliser, copywriters qui rédigent du contenu… Des agences comme Curated Bali ou Social Garden recrutent régulièrement des profils créatifs et tech, souvent en remote flexible ou en freelance.

La création de contenu aussi, c’est devenu une vraie industrie à part entière. Bali attire des influenceurs du monde entier qui viennent shooter du contenu – les rizières d’Ubud au lever du soleil, les beach clubs de Seminyak au coucher du soleil, les cascades perdues dans la jungle. Cette concentration de créateurs génère une demande folle en production : monteurs vidéo qui turbinent sur Premiere Pro depuis leur villa, assistants photo qui gèrent la logistique des shoots, dronistes qui capturent des images aériennes spectaculaires, social media managers qui font tourner les comptes Instagram et TikTok. Certains ont monté leur propre studio de production, d’autres enchaînent les missions en freelance. Le marché est blindé de monde et la compétition peut être rude, mais si vous avez un vrai style, un bon book et surtout un réseau solide, les opportunités sont là. Parce qu’à Bali, le réseau fait vraiment tout – beaucoup de jobs se trouvent par bouche-à-oreille dans les coworkings ou lors des événements communautaires.

Entrepreneuriat et innovation : Créer sa boîte au paradis

Beaucoup d’expatriés ne cherchent pas un job à Bali, ils créent leur propre business. L’île inspire l’entrepreneuriat : coût de la vie encore raisonnable (même si ça monte), qualité de vie exceptionnelle, écosystème de créatifs et d’entrepreneurs qui se soutiennent. Les secteurs prisés ? La restauration (cafés healthy, restaurants fusion, dark kitchens…), la mode et l’artisanat (marques de vêtements éco-responsables, bijoux, déco), les services de bien-être (studios de yoga, retraites, coaching), et le développement de logiciels ou d’apps.

Attention quand même : créer son entreprise à Bali, c’est pas une promenade de santé. Les défis réglementaires sont réels. Il faut bien comprendre la législation indonésienne – secteurs ouverts ou fermés aux étrangers, capital minimum requis (souvent plusieurs centaines de milliers de dollars), obligations d’employer du personnel local, licences et permis à obtenir. Beaucoup passent par la création d’une PT PMA (société à capitaux étrangers), un processus long et coûteux qu’on a détaillé plus haut. D’autres contournent en s’associant avec un partenaire indonésien, mais ça demande une confiance totale et un contrat béton.

Le taux d’échec des business à Bali est élevé. Entre la concurrence féroce (surtout dans la restauration), les défis logistiques (approvisionnement, bureaucratie, corruption parfois), et le turn-over de la clientèle expatriée qui change souvent, beaucoup de projets ne passent pas le cap des deux ans. Mais pour ceux qui réussissent, la récompense est belle : vivre et bosser dans un cadre exceptionnel, avec une vraie autonomie.

Enseignement et formation : Transmettre ses compétences

L’enseignement reste une voie classique mais toujours viable pour les expatriés à Bali. L’enseignement de l’anglais (ESL – English as a Second Language) offre des opportunités dans les écoles internationales (Green School, Bali Island School, Sanur Independent School…), les centres de langues privés, ou en cours particuliers. Les salaires varient énormément : de 500 à 2 000 USD par mois selon l’établissement et vos qualifications. Les écoles internationales payent mieux mais exigent souvent un diplôme d’enseignement reconnu (PGCE, QTS, certification TEFL/CELTA minimum 120h) et une expérience significative.

Au-delà de l’anglais, il y a une demande pour de la formation spécialisée : cours de programmation (Python, JavaScript…), de design graphique, de marketing digital, de photographie, de vidéo… Certains nomades expérimentés organisent des workshops payants pour transmettre leurs compétences. D’autres bossent comme formateurs pour des bootcamps ou des programmes en ligne basés à Bali. C’est un marché de niche, mais si vous avez une vraie expertise et que vous savez la vendre, ça peut marcher.

Le vrai défi de l’enseignement à Bali, c’est souvent le visa. Beaucoup d’écoles privées ou de petits centres de langues ne sponsorisent pas de KITAS de travail, vous laissant dans une zone grise légale. Les écoles internationales sérieuses, elles, s’occupent de tout, mais les postes sont très demandés et la compétition rude.

Au final, le marché du travail à Bali pour les expatriés s’est vraiment diversifié. On est loin de l’époque où c’était juste tourisme ou rien. Aujourd’hui, que vous soyez manager, créatif, entrepreneur, tech ou enseignant, des opportunités existent. Mais il faut être réaliste : la compétition est forte, les salaires locaux restent bien en-dessous des standards occidentaux (sauf pour quelques postes de direction), et la question du visa complique tout. L’idéal reste souvent d’arriver avec un job remote déjà en poche, ou avec suffisamment d’économies et un projet entrepreneurial solide. Venir à Bali en espérant “trouver quelque chose sur place” sans réseau ni plan B, c’est prendre un gros risque.

💡 Les infos clés à retenir :

🌍 Vous cherchez un job sur place ? Visez les secteurs tournés vers l’international : hôtellerie haut de gamme, tourisme, marketing digital…
🛠️ Pensez freelance ou entrepreneuriat : beaucoup de profils réussissent en conservant une clientèle à l’étranger.
🤝 Les stages et missions courtes sont souvent une première porte d’entrée avant un contrat plus long.
📇 Développez votre réseau sur place : à Bali, les meilleures opportunités ne passent pas par LinkedIn.
⚖️ Monter sa boîte à Bali ? Oui, mais entourez-vous d’un avocat local : la réglementation est complexe pour les étrangers.

4. Conditions de travail, rémunération et réalité locale

vivre et travailler à bali

Parlons peu, parlons vrai.
Bali, c’est magnifique. Mais même sous les palmiers, les factures ne se paient pas avec du sable blanc ou des couchers de soleil.

Alors, à quoi peut-on s’attendre niveau salaire et conditions de travail ? On vous prévient de suite : il va falloir adapter votre regard et abandonner certaines habitudes occidentales.

Une autre façon d’aborder le travail

Travailler à Bali, c’est aussi changer de rythme, de culture, et parfois… de logique.

La fameuse “jam karet” — littéralement, “le temps élastique” — fait partie de l’ADN balinais. Ici, les horaires sont plus souples, les deadlines plus flottantes, les priorités parfois… réinventées au fil de la journée.

Cela peut être déroutant au début, surtout si vous venez d’un environnement où chaque minute est comptée. Mais avec le temps, on apprend à respirer autrement, à lâcher prise (un peu), et à faire preuve de patience et d’adaptation.

À quoi ressemblent les salaires à Bali ?

On entre dans le dur. Ce que vous allez gagner dépend énormément de votre statut, de votre secteur et de votre stratégie.

Voici un panorama réaliste :

  • 👨‍🌾 Salaires locaux : Pour les postes opérationnels classiques (accueil, restauration, administratif…), on parle souvent de 200 à 400 € par mois. C’est peu selon nos standards, mais correspond au coût de la vie locale pour un·e Balinais·e.
  • 👩‍💼 Expatriés qualifiés : Si vous venez avec une expertise pointue et que vous êtes embauché·e avec un contrat international, le deal change : salaire plus élevé, et souvent des avantages en nature (logement, voiture, assurance…). Dans certains cas, ça peut vraiment valoir le coup — surtout dans les grandes chaînes hôtelières ou les entreprises internationales implantées sur l’île.
  • 💻 Freelances & digital nomads : C’est là que ça devient intéressant. Si vous facturez vos clients en euros ou en dollars tout en vivant en roupies, vous pouvez atteindre une vraie liberté financière. Beaucoup de nomades vivent (très) confortablement à Bali avec des revenus proches de ceux qu’ils auraient en Europe, mais avec un coût de vie bien inférieur.
  • 🎓 Stages & apprentissage : Généralement, ils sont peu ou pas rémunérés. Mais l’intérêt n’est pas que financier, car ces expériences peuvent ouvrir des portes. Ca vous donne accès à un réseau solide, voire même ça vous permet de poser des bases pour une future carrière balinaise si vous vous voyez bien y vivre sur le long terme.

Ne regardez pas que le chiffre sur la fiche de paie

Travailler à Bali, c’est aussi considérer tout le “package global” :

Prenez aussi en compte la qualité de vie. Ici, on peut vivre mieux avec moins : logement, nourriture, activités… tout est plus abordable si l’on s’adapte à un style de vie local.

Et si c’était une étape, pas une finalité ?

Beaucoup arrivent à Bali avec un projet temporaire… qui finit par durer.
Un stage peut se transformer en CDI. Une mission freelance peut devenir une entreprise. Une idée un peu folle peut faire naître un projet aligné.

Le plus important ? Rester à l’écoute de la réalité, ne pas idéaliser, mais avancer en étant ouvert aux opportunités.

📌 Les chiffres clefs à retenir :

👩‍💻 Salarié local : souvent entre 100 et 400 €/mois pour des postes opérationnels.
🧳 Expat qualifié : le package est plus confortable, souvent avec logement, véhicule ou assurance inclus.
🌐 Freelance/digital nomad : les revenus sont variables mais ça laisse la possibilité de facturer à l’européenne et tout en vivant à la balinaise.
📉 Attention : pas de couverture santé locale automatique → prévoyez une assurance privée.
🕰️ Horaires balinais = parfois flous ! Soyez prêt à adapter vos habitudes de travail.

5. L’importance de l’assurance santé internationale pour vivre à Bali

Vivre à Bali sans assurance santé sérieuse, c’est comme traverser une autoroute les yeux fermés. Ça peut passer pendant un moment, mais le jour où ça tourne mal, vous le regrettez amèrement.

Pourquoi une assurance locale ne suffit pas toujours

Bali a des cliniques et hôpitaux privés de bonne qualité (BIMC, Siloam Hospitals…), mais les soins coûtent cher, surtout pour les étrangers. Une consultation de base tourne autour de 50-100 USD, une hospitalisation peut rapidement grimper à plusieurs milliers de dollars. Et si vous avez un accident grave (moto, surf, plongée…) qui nécessite un rapatriement vers Singapour, Jakarta ou votre pays d’origine, on parle de dizaines de milliers de dollars.

Les assurances locales indonésiennes (BPJS pour les résidents) existent mais couvrent généralement mal les étrangers, avec des plafonds bas, beaucoup d’exclusions, et une qualité de service variable. Et surtout, elles ne couvrent pas le rapatriement international, qui est pourtant LE gros risque financier.

Critères de choix d’une bonne assurance

Pour Bali et l’Indonésie, visez une assurance internationale qui couvre :

  • Les frais médicaux avec des plafonds élevés (au minimum 200 000 à 500 000 USD pour être vraiment tranquille)
  • Le rapatriement médical vers votre pays ou vers un centre médical de référence (Singapour)
  • Les sports à risque si vous en pratiquez (surf, plongée, moto…) – beaucoup d’assurances excluent ça par défaut
  • L’assistance 24h/24 en français ou anglais
  • Pas ou peu de franchise pour éviter d’avancer trop d’argent

Options recommandées

Ne faites pas l’erreur de vous dire “je suis jeune, en bonne santé, ça va passer”. À Bali, les accidents de moto sont monnaie courante, les intoxications alimentaires arrivent, les infections tropicales aussi. Une assurance solide, c’est vraiment le minimum syndical pour vivre sereinement là-bas. Pour les digital nomads et expatriés, quelques assurances reviennent régulièrement :

    CritèreChapka (Cap Aventure)SafetyWingHeymondoWorld Nomads
    💰 Prix/mois~60-80€~45 USD ⭐~65-85€~70-100 USD
    🏥 Plafonds médicauxPlusieurs millions € ⭐250 000 USD500 000€ ⭐Variable selon formule
    🏍️ Sports à risqueSurf, plongée inclus ⭐Surf amateur inclusSurf, plongée inclus ⭐Surf, plongée inclus ⭐
    ✈️ Rapatriement✅ Illimité ⭐✅ Inclus✅ Illimité ⭐✅ Inclus
    💊 Franchise0€ ⭐250 USD par incident0€ (Premium) ⭐Variable selon formule
    🔄 FlexibilitéContrat à durée déterminéeMensuel sans engagement ⭐Contrat à durée déterminéeContrat à durée déterminée
    📱 SupportFrançais 24/7 ⭐Anglais, chat en ligneMultilingue, app mobile ⭐Anglais, téléphone
    🏥 Réseau BaliPrise en charge directe BIMC ⭐Avance de frais puis remboursementPrise en charge selon réseauAvance de frais
    🦠 COVID-19✅ Couvert ⭐✅ Couvert comme maladie✅ Couvert ⭐✅ Couvert
    🏍️ Accidents moto✅ Avec casque obligatoire ⭐✅ Avec permis valide✅ Avec casque ⭐✅ Avec permis + casque ⭐
    💳 Matériel électroniqueOption disponibleNon couvert✅ Jusqu’à 2000€ (Premium) ⭐Option disponible
    📍 Idéal pour Bali si…Vous restez 6 mois+, couverture maximalePlans flexibles, budget serréVous aimez la tech, appli mobileVoyageur aventurier, activités variées

    ⚠️ Point crucial pour Bali : Vérifiez TOUJOURS que votre assurance couvre les accidents de moto (scooter) avec un permis international valide et le port du casque. C’est le risque n°1 à Bali et beaucoup d’assurances excluent ça si vous n’avez pas le bon permis.

    💡 Notre recommandation selon votre profil à Bali :

    • 🏆 Meilleur rapport qualité-prix global → Chapka Cap Aventure : couverture solide, prise en charge directe à BIMC, support français, zéro franchise
    • 💸 Budget serré + flexibilité maximale → SafetyWing : abonnement mensuel sans engagement, parfait si vous ne savez pas combien de temps vous restez
    • 📱 Fan de technologie + matériel à protéger → Heymondo Premium : excellente app, couverture matos électronique, téléconsultations 24/7
    • 🏄 Aventurier multi-activités → World Nomads : très bonne couverture sports d’aventure, reconnu internationalement

    6. Vivre à Bali : entre rencontres, quotidien et intégration

    Travailler à Bali, ce n’est pas juste changer de fuseau horaire. C’est plonger dans un art de vivre à part, fait de contrastes, de couleurs, de silences aussi — et surtout de rencontres.

    Car une chose est sûre : si vous êtes un tant soit peu curieux·se et ouvert·e, vous ne resterez jamais seul·e bien longtemps sur l’île.

    Un terreau fertile pour les rencontres

    Les espaces de coworking à Bali, ce ne sont pas juste des bureaux avec du bon WiFi et du latte art en forme de cœur. Ce sont de véritables hubs communautaires, où se croisent développeurs en reconversion, coachs en quête de sens, créatrices de contenu inspirées, et startupers survoltés.

    Chaque semaine, des talks, des ateliers, des sessions de yoga, des apéros, des brunchs business… Vous l’aurez compris : la vie pro et la vie sociale s’entremêlent sans cesse, dans une énergie très particulière.

    Et c’est là que la magie opère : une conversation autour d’un kombucha peut déboucher sur un partenariat inattendu ou une nouvelle mission freelance.

    Le quotidien, version balinaise

    Mais au-delà du réseau, il y a… la vie. La vraie. Celle qui commence quand vous fermez votre ordi et que vous enfilez vos tongs pour aller chercher des nasi goreng.

    • Logement : À Bali, on loue plus souvent une villa en colocation qu’un appartement en solo. Cela permet de tester plusieurs quartiers (Seminyak, Canggu, Ubud, Sanur…) avant de poser ses valises. La bonne nouvelle : les offres sont nombreuses et flexibles, surtout hors saison.
    • Transport : Vous allez vite comprendre pourquoi tout le monde roule en scooter ici. C’est le moyen de transport incontournable, que ce soit pour filer à un rendez-vous ou rejoindre la plage au coucher du soleil. Investir dans un scooter fiable (et un bon casque !) est une priorité dès votre arrivée.
    • Coût de la vie : Il est globalement avantageux, surtout si vous adoptez un mode de vie “local-friendly”. Les warungs (petits restos balinais) sont délicieux et abordables, les logements aussi. Mais attention aux pièges à expats : tout ce qui concerne l’alimentation importée, les produits de luxe et les services occidentalisés peuvent vite faire grimper la facture.

    Intégrer la culture locale : plus qu’un bonus, une nécessité

    Ne faites pas l’erreur de rester enfermé dans une “bulle d’expats”.

    Certes, la communauté internationale est chaleureuse et accueillante. Mais tisser des liens avec les Balinais donnera énormément de profondeur à votre expérience. Pour ça, essayez de participer à des événements locaux, investissez-vous dans une asso, ou suivez quelques cours de bahasa indonesia.

    Ces initiatives montrent votre volonté de vous intégrer, et créent une vraie connexion humaine.

    Le réseau : votre meilleur allié

    Si vous deviez retenir une seule chose, ce serait celle-ci : le réseau fait toute la différence.

    À Bali, beaucoup d’opportunités passent par le bouche-à-oreille. Alors sortez, échangez, présentez-vous. Faites le premier pas. Chaque rencontre compte. Et parfois, ce n’est pas celle qu’on attendait qui change la donne.

    En quelques semaines, vous pourriez trouver un nouveau client, décrocher un poste, ou tout simplement rencontrer des personnes qui vous inspirent profondément.

    📌 Astuces pour mieux s’installer (et s’intégrer) :

    🏠 Commencez par une colocation ou une villa partagée pour tester différents quartiers.
    🛵 Le scooter est LE moyen de transport à privilégier (et à maîtriser !).
    🤗 Participez à des événements locaux ou prenez des cours de bahasa indonesia pour faciliter votre intégration.
    🤝 Les espaces de coworking sont les nouveaux carrefours sociaux : allez-y souvent, même juste pour un café.
    🌐 Utilisez des groupes Facebook, événements Meetup, ou plateformes comme Nomad List pour rencontrer d’autres expats.

    Conclusion : travailler à Bali, c’est avant tout une transformation intérieure

    Venir à Bali pour y travailler, c’est rarement une simple décision professionnelle. Ca cache bien souvent quelque chose de plus profond : une volonté de retrouver du sens, de ralentir, de se reconnecter à soi et au monde.

    Entre le rythme alangui des journées, les rituels spirituels du quotidien, et la vivacité d’une communauté internationale en mouvement, Bali a cette capacité unique à nous transformer — parfois sans qu’on s’en rende compte.

    Mais attention : le rêve balinais ne s’improvise pas. Il demande de la préparation, de l’adaptabilité, du respect culturel et une vraie capacité à sortir de sa zone de confort.

    Travailler à Bali, ce n’est pas fuir la réalité.
    C’est choisir une autre manière de vivre sa vie pro, plus libre, plus fluide, mais pas moins engagée.

    Alors si vous sentez cet appel du large, si vous avez envie d’inventer un quotidien qui vous ressemble… peut-être que Bali est faite pour vous.

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