Digital nomad : Thaïlande vs Vietnam, lequel choisir pour vivre et travailler à distance ?

digital nomad thaïlande vs vietnam

S’installer à l’étranger en tant que digital nomad, c’est l’opportunité de combiner travail et découverte du monde. Mais encore faut-il choisir la bonne destination ! Et entre la Thaïlande et le Vietnam, le choix peut sembler difficile. À première vue, ces deux pays d’Asie du Sud-Est ont tout pour séduire : un coût de la vie attractif, des paysages à couper le souffle, une culture vibrante et une communauté de nomades bien installée. Pourtant, derrière ces points communs, chaque destination a ses spécificités qui peuvent grandement influencer votre expérience de travail à distance. Alors, lequel choisir pour poser votre ordinateur et vivre pleinement l’aventure du nomadisme digital ? Coût de la vie, qualité de vie, infrastructures de travail et facilité d’accès aux visas… Thaïlande vs Vietnam, dans quel pays poser ses valises quand on est digital nomad ? Décryptage des avantages et inconvénients de chaque pays pour s’y installer. 

Pas le temps de tout lire ? Voici un aperçu des différences majeures entre Thaïlande et Vietnam :

💰 Pour ce qui est du coût de la vie, les deux pays sont très abordables, même si le Vietnam reste un peu plus bon marché.

🌴 Niveau qualité de vie, c’est la Thaïlande qui est en tête de liste, avec un climat plus doux toute l’année et un meilleur accès aux soins de santé. La Thaïlande propose aussi davantage d’infrastructures dédiées aux digital nomads, comme des espaces de coworking et des événements de networking.

✈️ Enfin, concernant les visas, la Thaïlande a mis en place un visa spécifique aux digital nomads qui permet de rester jusqu’à 5 ans dans le pays, le DTV. Pour le Vietnam, les visas sont davantage axés courte durée, avec le e-Visa qui permet de rester 90 jours dans le pays (renouvelable).

1. Petit aperçu de la Thaïlande et du Vietnam

vivre en thaïlande

Avant de plonger dans le comparatif détaillé, posons le décor. La Thaïlande et le Vietnam sont voisins géographiques, tous deux en Asie du Sud-Est, mais l’expérience qu’ils offrent aux digital nomads est vraiment différente. Comprendre leurs caractéristiques propres aide à savoir lequel correspond le mieux à votre profil.

La Thaïlande : Le hub établi des nomades

La Thaïlande, c’est un peu le pays qui a lancé la tendance du nomadisme digital en Asie. Bangkok, Chiang Mai, Phuket, Koh Samui… ces noms résonnent dans toute la communauté nomade mondiale. Le pays a perfectionné l’accueil des étrangers depuis des décennies grâce au tourisme massif, et ça se voit : infrastructures solides, wifi fiable partout ou presque, espaces de coworking à tous les coins de rue, communauté expatriée et nomade énorme.

Le pays du sourire, comme on l’appelle, offre une diversité géographique impressionnante : métropoles bouillonnantes au nord (Bangkok, Chiang Mai), plages paradisiaques au sud (îles Phi Phi, Railay, Koh Lanta), montagnes et villages traditionnels dans le nord montagneux (Pai, Chiang Rai). Côté ambiance, c’est globalement décontracté, accueillant, avec une culture bouddhiste omniprésente qui apporte une certaine sérénité. La street food est légendaire, la vie nocturne variée (des rooftops chics aux beach parties), et le coût de la vie reste raisonnable même si Bangkok et les îles touristiques commencent à grimper.

Le gros point fort de la Thaïlande pour les nomades ? L’infrastructure est rodée. Tout est pensé pour faciliter la vie des étrangers : cliniques internationales, banques qui ouvrent des comptes facilement, transports bien développés, anglais largement parlé dans les zones touristiques. Par contre, cette facilité a un prix : certains endroits comme Chiang Mai ou les îles sont tellement remplis de nomades et de touristes que l’authenticité locale se fait parfois rare.

Le Vietnam : L’étoile montante de l’Asie du Sud-Est

Le Vietnam, c’est l’outsider qui monte en puissance. Longtemps dans l’ombre de la Thaïlande côté nomadisme digital, le pays s’est sérieusement développé ces cinq dernières années. Hanoï au nord, Da Nang et Hoi An au centre, Ho Chi Minh-Ville (Saigon) au sud… les hubs nomades émergent et gagnent en maturité. Le Vietnam garde encore cette authenticité que la Thaïlande a un peu perdue dans les zones ultra-touristiques.

Géographiquement, le Vietnam s’étire sur plus de 1600 km du nord au sud, offrant une variété de paysages spectaculaire : la baie d’Halong et ses pitons karstiques, les rizières en terrasses de Sapa, les plages immaculées de Phu Quoc, le delta du Mékong… Côté ambiance, c’est plus brut, plus intense aussi. Le trafic des grandes villes est démentiel (les scooters sont partout), la vie locale pulse à un rythme effréné, la culture est profondément ancrée dans son histoire complexe. La street food vietnamienne rivalise largement avec la thaïlandaise, et le café vietnamien est devenu culte chez les nomades.

Ce qui séduit au Vietnam ? L’authenticité avant tout. Vous êtes encore dans un pays qui vit vraiment sa vie, où le tourisme n’a pas tout formaté. Les prix restent très bas comparés à la Thaïlande, surtout hors des zones hyper-touristiques. Par contre, il faut accepter quelques compromis : moins de coworkings (même si ça change vite), anglais moins répandu, infrastructures parfois moins polies, bureaucratie plus complexe pour certaines démarches. C’est un pays qui demande un peu plus d’adaptation, mais qui offre en retour une expérience plus riche et moins “formatée nomade digital”.

Maintenant que le décor est planté, rentrons dans le vif du sujet : qu’est-ce qui fait vraiment la différence entre ces deux pays quand on veut y vivre et bosser à distance ?

2. Quel pays choisir en fonction du climat ?

thaïlande ou vietnam

Le climat, c’est un critère qu’on sous-estime souvent avant de partir, et qu’on regrette de ne pas avoir mieux étudié une fois sur place. Bosser sous 38°C avec 90% d’humidité dans une chambre sans clim correcte, ou se retrouver coincé une semaine sous des pluies diluviennes qui coupent le wifi… ça peut vraiment gâcher l’expérience. La Thaïlande et le Vietnam sont tous deux tropicaux, mais les différences climatiques sont réelles et peuvent influencer votre choix.

La Thaïlande : Trois saisons assez prévisibles

Le climat thaïlandais se divise en trois grandes saisons qui varient légèrement selon que vous êtes au nord, au centre ou dans le sud.

La saison fraîche (novembre à février) est clairement la meilleure période. Les températures oscillent entre 25 et 30°C, l’humidité est supportable, le ciel souvent bleu. À Bangkok, c’est agréable. À Chiang Mai, les matinées peuvent même être fraîches (18-20°C), parfaites pour bosser. Dans les îles du sud, c’est le paradis – soleil, mer calme, températures idéales. Par contre, c’est aussi la haute saison touristique, donc les prix grimpent et les plages se remplissent.

La saison chaude (mars à mai) tape fort. Vraiment fort. Bangkok peut monter à 35-40°C avec une humidité étouffante. Chiang Mai atteint facilement les 38-40°C. Les îles du sud sont un peu plus supportables grâce à la brise marine, mais ça reste chaud. Bosser devient compliqué sans une bonne climatisation. Et en avril, il y a la “burning season” dans le nord – les agriculteurs brûlent les champs, créant une pollution atmosphérique terrible qui rend Chiang Mai irrespirable pendant plusieurs semaines. Beaucoup de nomades fuient vers le sud ou carrément vers un autre pays à cette période.

La saison des pluies (juin à octobre) est plus nuancée qu’on ne le pense. Contrairement à l’idée reçue, il ne pleut pas en continu. Ce sont plutôt des averses violentes en fin d’après-midi ou en soirée, qui durent une à deux heures, puis le soleil revient. Le matin reste souvent ensoleillé, parfait pour bosser. L’avantage ? Les prix baissent, il y a moins de monde, et la nature est luxuriante. L’inconvénient ? Certaines îles deviennent difficiles d’accès (ferries annulés), et l’humidité constante peut être pénible. Attention aussi aux typhons occasionnels dans le sud.

Le Vietnam : Un climat plus complexe à décrypter

Le Vietnam, avec ses 1600 km du nord au sud, a un climat nettement plus varié que la Thaïlande. Impossible de parler d’une seule saison pour tout le pays – ce qui se passe à Hanoï au nord n’a rien à voir avec ce qui se passe à Ho Chi Minh au sud.

Le Nord (Hanoï, Sapa, Baie d’Halong) a quatre saisons distinctes, presque comme en Europe mais en version tropicale. L’hiver (novembre à mars) peut être froid et humide – Hanoï descend parfois à 10-15°C avec un ciel gris et une bruine constante. Pas franchement agréable. Le printemps (mars-avril) et l’automne (septembre-octobre) sont les meilleures périodes : températures douces, peu de pluie, ciel clair. L’été (mai-août) est chaud et très humide avec des pluies fréquentes.

Le Centre (Da Nang, Hoi An, Hue) a un climat intermédiaire mais avec une particularité : la saison des pluies frappe fort entre septembre et janvier, avec parfois des typhons violents. L’eau monte dans les rues, tout ferme pendant plusieurs jours. Par contre, de février à août, c’est magnifique – soleil, mer calme, températures parfaites (25-32°C). Da Nang et Hoi An sont devenues très populaires chez les nomades justement grâce à ce climat agréable une bonne partie de l’année.

Le Sud (Ho Chi Minh-Ville, Delta du Mékong, Phu Quoc) a un climat tropical classique avec deux saisons. La saison sèche (novembre à avril) est idéale – chaud mais supportable (28-33°C), peu de pluie, ciel dégagé. La saison des pluies (mai à octobre) apporte des averses quotidiennes, souvent violentes mais courtes, et une humidité étouffante. Ho Chi Minh-Ville peut devenir difficile à vivre en pleine mousson – rues inondées, circulation paralysée, moiteur permanente.

Tableau récapitulatif climat par destination

PériodeThaïlande (Bangkok/Chiang Mai)Thaïlande (Îles du Sud)Vietnam Nord (Hanoï)Vietnam Centre (Da Nang)Vietnam Sud (HCMV)
Nov-Fev⭐⭐⭐ Parfait (frais, sec)⭐⭐⭐ Parfait (soleil, mer calme)❄ Froid humide (10-15°C)⚠ Pluies/typhons⭐⭐⭐ Parfait (sec, agréable)
Mars-Mai🔥 Très chaud (35-40°C) + pollution (avril)☀ Chaud mais supportable⭐⭐ Printemps agréable⭐⭐⭐ Excellent⭐⭐ Chaud, sec
Juin-Août🌧 Pluies quotidiennes, humide🌧 Mousson (certaines îles)🔥 Chaud et humide⭐⭐⭐ Excellent🌧 Mousson débute
Sept-Oct🌧 Fin mousson🌧 Mousson (côte ouest)⭐⭐ Automne agréable⚠ Typhons possibles🌧 Pluies fortes

Alors, quel climat pour quel profil ?

Optez pour la Thaïlande si vous voulez un climat globalement prévisible et que vous pouvez vous déplacer facilement entre le nord et le sud selon les saisons. La période novembre-février est vraiment idéale partout. Si vous supportez mal la chaleur extrême, évitez mars-mai, surtout dans le nord.

Optez pour le Vietnam si vous aimez la diversité climatique et que vous êtes prêt à vous adapter. Le gros avantage, c’est qu’il y a toujours une région du pays où le climat est agréable. Quand le nord est froid et gris, le sud est parfait. Quand le centre subit les typhons, le nord et le sud vont bien. Ça demande juste de bien planifier vos déplacements.

Le combo gagnant pour beaucoup de nomades ? Passer l’hiver (novembre-février) dans le sud de la Thaïlande ou au Vietnam du sud, puis remonter vers le nord du Vietnam ou Chiang Mai pour le printemps et l’automne, et fuir la région pendant la saison vraiment pénible. Cette stratégie de nomade saisonnier permet de profiter du meilleur climat tout au long de l’année.

Au final, le climat ne devrait pas être votre seul critère de choix, mais c’est clairement un facteur qui influence votre confort quotidien et votre capacité à bosser dans de bonnes conditions. Personne n’est productif quand il crève de chaud dans une pièce étouffante ou qu’il est coincé sous des pluies torrentielles pendant des jours.

3. Cuisine et gastronomie : difficile choix entre le Vietnam et la Thaïlande

Si vous êtes du genre à choisir votre destination en fonction de ce que vous allez manger pendant six mois, cette section va vous parler. Parce que soyons honnêtes : quand on vit quelque part, la bouffe compte énormément. Et sur ce terrain-là, la Thaïlande et le Vietnam jouent vraiment dans la même cour – celle de l’excellence culinaire mondiale. Mais avec des styles très différents.

La Thaïlande : L’explosion de saveurs

La cuisine thaïlandaise, c’est un feu d’artifice en bouche. Tout est question d’équilibre entre cinq saveurs : sucré, salé, acide, amer et épicé. Et quand on dit épicé, on rigole pas. Un simple som tam (salade de papaye verte) peut vous faire pleurer si vous n’êtes pas habitué. Mais c’est justement cette intensité qui rend la cuisine thaï addictive.

Les plats emblématiques que vous allez manger en boucle : le pad thai (nouilles sautées qui ont conquis le monde), le tom yum (soupe acidulée aux crevettes), le massaman curry (curry doux influencé par la cuisine indienne), le khao soi (curry de nouilles du nord, une tuerie), le som tam déjà cité, le pad krapow (basilic thaï sauté avec viande hachée et piment), le mango sticky rice pour le dessert… La liste est longue et vous n’aurez pas assez de six mois pour tout tester.

Pour ne rien gâcher, la street food thaïlandaise est légendaire. À Bangkok, vous pouvez manger comme un roi pour 1-2 euros : un plat de riz sauté, une soupe de nouilles, des brochettes grillées… Les marchés de nuit regorgent de stands où tout est préparé devant vous. L’hygiène est généralement correcte dans les endroits fréquentés (si ça tourne bien, c’est bon signe). Et contrairement aux idées reçues, tomber malade n’arrive pas si souvent si vous choisissez bien vos stands.

Le Vietnam : La subtilité et la fraîcheur

La cuisine vietnamienne, c’est une tout autre philosophie. Moins explosive que la thaïlandaise, plus subtile, avec un équilibre différent. L’influence française coloniale se sent encore (le pain, le café, certaines pâtisseries), mélangée aux traditions chinoises et aux saveurs locales. Le résultat est une cuisine fraîche, parfumée, souvent plus légère.

Les plats incontournables : le pho (soupe de nouilles au bœuf ou poulet, véritable institution nationale), le banh mi (sandwich vietnamien dans une baguette croustillante, fusion parfaite), le bun cha (nouilles avec porc grillé et herbes fraîches, le plat préféré d’Obama lors de sa visite), les rouleaux de printemps frais, le cao lau (spécialité de Hoi An), le bun bo Hue (soupe épicée du centre)… Là aussi, la liste est infinie.

De son côté, la street food vietnamienne rivalise largement avec la thaïlandaise, mais dans un style différent. Les petits stands de pho ouvrent dès 6h du matin, les banh mi se vendent à tous les coins de rue pour 1 euro, les cafés en terrasse servent des bun cha fumants à midi. Ho Chi Minh-Ville et Hanoï sont des paradis pour les food lovers qui aiment manger sur des petits tabourets en plastique au bord de la rue. L’hygiène est globalement bonne dans les endroits fréquentés.

Tableau comparatif gastronomique

CritèreThaïlandeVietnam
Style culinaireExplosif, épicé, équilibre 5 saveursSubtil, frais, léger, herbes aromatiques
Prix street food1-3€ le repas1-2€ le repas ⭐
Diversité régionaleTrès marquée (Nord/Sud/Isaan) ⭐Très marquée (Nord/Centre/Sud) ⭐
Pour végétariensBon (concept “jay”, restos vegan)Excellent (tradition “chay” bouddhiste) ⭐
Culture caféEn développement, specialty coffeeExceptionnelle, ancrée culturellement ⭐
Fruits tropicauxIncroyable variété ⭐Très bonne variété
Influence étrangèreIndienne, chinoise, malaiseFrançaise, chinoise ⭐
Facilité pour manger sainBonne (beaucoup de salades, grillades)Excellente (vapeur, soupes, fraîcheur) ⭐

Alors, quel pays pour quel palais ?

Choisissez la Thaïlande si vous aimez les saveurs puissantes, les plats qui réveillent, l’équilibre sucré-salé-épicé. Si vous adorez les currys, les woks flamboyants, les marinades complexes. Si vous supportez bien l’épicé (ou que vous voulez apprendre à le supporter). La cuisine thaï est généreuse, riche, réconfortante.

Choisissez le Vietnam si vous préférez la subtilité, la fraîcheur, les herbes aromatiques. Si vous aimez les soupes parfumées, les plats légers qui ne pèsent pas sur l’estomac, le café corsé. Si vous êtes végétarien, le Vietnam a clairement un avantage. La cuisine vietnamienne est élégante, saine, rafraîchissante.

La vraie réponse ? Les deux sont exceptionnelles, juste différentes. Beaucoup de nomades alternent entre les deux pays aussi pour varier les plaisirs culinaires. Six mois de pad thai et de massaman curry, puis six mois de pho et de banh mi… Le paradis gastronomique, quoi.

Un dernier conseil : ne vous limitez pas aux plats touristiques. Osez les marchés locaux, les cantines de quartier où vous êtes le seul étranger, les spécialités régionales dont vous n’avez jamais entendu parler. C’est là que se trouvent les vraies pépites, celles dont vous vous souviendrez des années après avoir quitté le pays.

4. Quelle destination pour découvrir l’histoire de la culture ?

choisir entre thaïlande et vietnam

Vivre quelque part pendant des mois, c’est pas juste bosser et manger. C’est aussi s’imprégner d’une histoire, comprendre une culture, ressentir le poids du passé qui façonne le présent. Sur ce terrain-là, la Thaïlande et le Vietnam offrent deux expériences radicalement différentes. L’une vous plonge dans la continuité royale et bouddhiste, l’autre dans les cicatrices de la guerre et la résilience d’un peuple. Les deux sont fascinantes, juste pas de la même manière.

La Thaïlande : La continuité royale et le Bouddhisme omniprésent

La Thaïlande a une particularité unique en Asie du Sud-Est : elle n’a jamais été colonisée. Pendant que les Français prenaient l’Indochine, les Britanniques la Birmanie et la Malaisie, le royaume de Siam a réussi à naviguer entre les puissances coloniales en jouant finement la diplomatie. Ce passé sans rupture coloniale se ressent partout. La monarchie thaïlandaise, malgré ses turbulences récentes, reste une institution centrale – les portraits du roi sont partout, le respect (obligatoire) envers la famille royale est ancré dans la société.

Le bouddhisme theravada imprègne absolument tout. Plus de 90% des Thaïlandais sont bouddhistes. Les temples (wat) sont omniprésents – il y en a plus de 40 000 dans le pays. À Bangkok, le Wat Pho avec son Bouddha couché de 46 mètres vous en met plein la vue, le Wat Arun (Temple de l’Aube) sur les rives du Chao Phraya est spectaculaire au coucher du soleil. À Chiang Mai, vous pouvez visiter des dizaines de temples historiques, assister à des cérémonies de moines, participer à des retraites de méditation. L’architecture, les rituels, le rythme de vie… tout est imprégné de cette spiritualité.

Les sites historiques thaïlandais sont impressionnants. Ayutthaya, l’ancienne capitale détruite par les Birmans en 1767, est un site UNESCO avec ses ruines majestueuses envahies par la végétation. Sukhothai, encore plus ancien (13e siècle), offre un parc historique magnifique où vous vous baladez à vélo entre les temples. Dans le nord, le Triangle d’Or raconte l’histoire du commerce de l’opium. Au sud, des vieilles villes comme Phuket Town témoignent de l’influence sino-portugaise.

Globalement, les sites sont bien aménagés, souvent un peu trop touristiques, avec des explications en anglais partout. C’est confortable pour un étranger, mais parfois ça manque un peu de cette rugosité qui rend l’histoire vraiment palpable. La culture thaïe est accueillante, souriante, elle ne vous brusque pas. Vous pouvez vivre à Bangkok six mois sans vraiment plonger dans les complexités de la société si vous restez dans la bulle expatriée.

Le Vietnam : Une histoire de résilience

L’histoire vietnamienne, elle, vous rattrape à chaque coin de rue. Impossible de passer à côté. Ce pays a subi mille ans de domination chinoise, un siècle de colonisation française, puis la guerre la plus médiatisée du 20e siècle. Cette stratification historique crée une profondeur culturelle intense qui fascine autant qu’elle bouleverse.

À Hanoï, la vieille ville millénaire côtoie les bâtiments coloniaux français – l’Opéra de Hanoï pourrait être à Paris, les villas coloniales abritent maintenant des ambassades. Le mausolée d’Ho Chi Minh, imposant et austère, rappelle le régime communiste toujours en place. De même à Ho Chi Minh-Ville (ex-Saigon), le passé colonial et la guerre sont partout.

La culture vietnamienne est aussi plus complexe à appréhender pour un étranger. Influencée par mille ans de Chine (confucianisme, écriture traditionnelle en caractères chinois), un siècle de France (langue, architecture, café, pain), et ses propres traditions ancestrales, le Vietnam a une identité multicouche qui demande du temps pour être comprise. Mais c’est justement cette complexité qui rend l’expérience riche.

Tableau comparatif histoire & culture

CritèreThaïlandeVietnam
Profondeur historiqueAncienne (royaumes depuis 13e siècle)Très ancienne (millénaire, dynasties impériales) ⭐
Impact colonialJamais colonisée ⭐Colonisation française (1858-1954)
Sites UNESCO6 sites (Ayutthaya, Sukhothai…)8 sites (Hoi An, Hue, Baie d’Halong…) ⭐
Musées historiquesBons, orientés tourismeExcellents, parfois confrontants ⭐
Temples & spiritualitéBouddhisme theravada omniprésent ⭐Mélange bouddhisme, taoïsme, confucianisme
Histoire récenteRelative stabilité (sauf coups d’État)Guerre du Vietnam (cicatrices visibles) ⭐
Accessibilité cultureTrès accessible, anglais répandu ⭐Plus complexe, demande adaptation
Authenticité préservéeVariable (zones touristiques formatées)Forte (moins touristique) ⭐
Architecture colonialeLimitée (influences sino-portugaises)Très présente (française) ⭐
Expérience immersiveConfortable, facileIntense, parfois bouleversante ⭐

Alors, quel pays pour les assoiffés d’histoire ?

Choisissez la Thaïlande si vous voulez découvrir une culture bouddhiste vivante et accessible, visiter des temples magnifiques, comprendre une monarchie asiatique unique. Si vous aimez l’histoire “confortable”, bien présentée, sans trop de zones d’ombre. La Thaïlande offre une immersion culturelle douce, respectueuse, qui ne vous brusque pas.

Choisissez le Vietnam si vous cherchez une profondeur historique plus intense, une histoire récente encore palpable. Si vous voulez comprendre l’impact du colonialisme, les cicatrices de la guerre, la résilience d’un peuple. Si vous êtes prêt à être un peu bousculé dans vos certitudes. Le Vietnam offre une expérience culturelle plus brute, plus complexe, plus prenante aussi.

5. Nature, plages et loisirs : quel pays choisir entre Thaïlande et Vietnam ?

digital nomad en thaïlande

Bosser à distance, c’est bien. Mais si vous passez six mois quelque part sans profiter des weekends, des plages et de la nature environnante, vous passez à côté de l’essentiel. La Thaïlande et le Vietnam offrent tous deux des paysages spectaculaires et des activités outdoor de dingue. Mais là encore, avec des styles très différents. L’une a perfectionné le tourisme balnéaire facile d’accès, l’autre garde encore des coins vraiment sauvages à découvrir.

La Thaïlande : Le royaume des plages paradisiaques

La Thaïlande, c’est le pays qui a inventé le concept de plage de rêve accessible. Les îles du sud sont devenues des icônes mondiales : Koh Phi Phi et ses falaises karstiques plongeant dans une eau turquoise, Railay Beach accessible uniquement par bateau avec ses parois d’escalade spectaculaires, les plages de sable blanc de Koh Lanta, les eaux cristallines de Koh Tao…

Le gros avantage de la Thaïlande, c’est l’infrastructure bien développée. Vous voulez passer un weekend sur une île ? Vous réservez un bungalow sur Booking, vous prenez un ferry depuis Phuket ou Krabi, et trois heures plus tard vous sirotez un cocktail les pieds dans le sable. Tout est simple, prévisible, confortable. Les îles ont des resorts pour tous les budgets – du backpacker à 15 euros la nuit au resort de luxe à 300 euros. Les beach clubs ont le wifi, vous pouvez bosser les pieds dans le sable si l’envie vous prend.

Côté diversité des îles, vous avez l’embarras du choix. Koh Samui pour le côté un peu plus chic et développé, Koh Phangan pour les Full Moon Parties légendaires (et des plages plus calmes le reste du temps), Koh Tao pour la plongée (certifications PADI parmi les moins chères au monde), Koh Lanta pour une ambiance plus relax et familiale, Koh Lipe tout au sud pour des eaux translucides dignes des Maldives. Chaque île a sa personnalité.

Mais soyons honnêtes, certaines îles thaïlandaises ont été victimes de leur succès. Koh Phi Phi est tellement bondée en haute saison que l’expérience perd de sa magie. Maya Bay (du film “La Plage”) a dû fermer pendant des années pour récupérer du surtourisme. Les plages de Phuket sont souvent envahies de transats et de vendeurs ambulants. Il faut chercher un peu pour trouver des coins encore préservés – les îles moins connues comme Koh Kood, Koh Mak, ou certaines plages de Koh Lanta.

Au-delà des plages, la nature thaïlandaise offre aussi de belles surprises. Les parcs nationaux du nord comme Khao Yai abritent des éléphants sauvages, des cascades spectaculaires, une jungle dense. Le parc national de Khao Sok dans le sud avec son lac émeraude entouré de falaises karstiques ressemble à un décor de Jurassic Park. Les montagnes autour de Pai et Chiang Rai offrent des treks magnifiques dans les villages des tribus montagnardes.

Le Vietnam : La nature brute et des plages qui se méritent

Le Vietnam a des paysages naturels tout aussi spectaculaires que la Thaïlande, mais avec une touche plus sauvage, moins formatée. La Baie d’Halong au nord est un site UNESCO pour une bonne raison – ces milliers de pitons karstiques émergeant de la mer créent un paysage irréel. Même si les croisières touristiques ont envahi la baie principale, vous pouvez encore trouver des coins préservés à Lan Ha Bay ou Bai Tu Long Bay.

Les plages vietnamiennes ont longtemps été dans l’ombre de la Thaïlande, mais elles rattrapent leur retard à vitesse grand V. Phu Quoc, la plus grande île du Vietnam, offre des plages magnifiques (Bai Sao, Long Beach) avec encore des coins quasi déserts. Con Dao, archipel plus au sud, reste préservé avec des plages vierges et une nature incroyable – mais c’est plus cher et moins accessible. Nha Trang sur la côte centrale est la station balnéaire la plus développée, très populaire auprès des Russes et des Chinois, avec toutes les activités nautiques imaginables.

Mais c’est peut-être Da Nang et ses environs qui offrent le meilleur compromis pour les digital nomads. La ville elle-même a des plages de sable fin qui s’étendent sur des kilomètres (My Khe Beach), avec des bars de plage qui ont le wifi et où vous pouvez bosser. À 30 minutes, vous avez Hoi An avec ses plages plus tranquilles (An Bang Beach). Et juste à côté, les Marble Mountains et la péninsule de Son Tra offrent des randos magnifiques avec des pagodes perdues dans la nature.

Ce qui change par rapport à la Thaïlande, c’est que les plages vietnamiennes sont souvent moins développées touristiquement. Ça veut dire moins de choix de resorts, moins de beach clubs instagrammables, mais aussi moins de monde, des prix plus bas, et une authenticité préservée. Certaines plages restent franchement locales – des familles vietnamiennes qui pique-niquent, des pêcheurs qui rentrent avec leur prise, pas un touriste à l’horizon.

La nature vietnamienne au-delà des plages est spectaculaire. Les rizières en terrasses de Sapa au nord sont iconiques – vertes éclatantes en été, dorées en automne. Les montagnes karstiques autour de Ninh Binh (la “Baie d’Halong terrestre”) où vous naviguez en barque entre les pitons rocheux. Les grottes gigantesques du parc national de Phong Nha-Ke Bang, dont Son Doong, la plus grande grotte du monde (accessible uniquement en expédition très coûteuse, mais les autres grottes valent le détour). Le Delta du Mékong et ses marchés flottants, ses rizières à perte de vue, ses canaux bordés de cocotiers.

Activités et loisirs : qu’est-ce qu’on fait le weekend ?

Côté plongée et snorkeling, la Thaïlande a clairement l’avantage. Les îles Similan au large de Phuket offrent une des meilleures plongées d’Asie du Sud-Est. Koh Tao est la Mecque des certifications PADI pas chères. Koh Lipe et les îles Surin ont des récifs magnifiques. Le Vietnam a aussi de la plongée (Nha Trang, Phu Quoc, Con Dao), mais globalement moins spectaculaire et avec moins d’infrastructures.

Pour le surf, les deux pays offrent des spots, mais rien de comparable à Bali ou au Sri Lanka. En Thaïlande, Phuket et Khao Lak ont quelques breaks sympas pendant la mousson. Au Vietnam, les plages de Da Nang et Mui Ne attirent des surfeurs, surtout pendant la saison des vagues (novembre-mars).

Le trekking et randonnée, c’est vraiment excellent dans les deux pays. La Thaïlande a Chiang Mai et Pai comme bases pour des treks dans les montagnes du nord. Le Vietnam a Sapa, Ha Giang Loop (un road trip légendaire en moto dans les montagnes du nord extrême), et les parcs nationaux moins connus mais magnifiques comme Cuc Phuong ou Cat Tien.

Pour l’escalade, Railay Beach en Thaïlande est un spot de classe mondiale avec des centaines de voies sur falaise calcaire au-dessus de la mer. Le Vietnam a aussi des spots autour de Cat Ba et dans le nord, mais moins développés.

Les activités nautiques (kayak, paddle, kitesurf…) sont partout dans les deux pays. La Thaïlande a peut-être plus d’écoles et d’infrastructures, mais le Vietnam rattrape vite son retard, surtout à Mui Ne pour le kitesurf.

Tableau comparatif nature & loisirs

CritèreThaïlandeVietnam
Qualité des plages⭐⭐⭐⭐⭐ Iconiques, eaux turquoise⭐⭐⭐⭐ Très belles, moins connues
Accessibilité îles/plages⭐⭐⭐⭐⭐ Très facile, ferries partout⭐⭐⭐ Moyennement facile
Préservation/authenticité⭐⭐ Surfréquentées (sauf îles isolées)⭐⭐⭐⭐ Encore préservées ⭐
Plongée/snorkeling⭐⭐⭐⭐⭐ Excellente, infrastructures top⭐⭐⭐ Correcte, moins développée
Paysages montagneux⭐⭐⭐⭐ Beaux (nord Thaïlande)⭐⭐⭐⭐⭐ Spectaculaires (Sapa, Ha Giang) ⭐
Sites naturels UNESCO2 sites5 sites ⭐
Trekking⭐⭐⭐⭐ Bon (Chiang Mai, Pai)⭐⭐⭐⭐⭐ Excellent (Sapa, Ha Giang) ⭐
Escalade⭐⭐⭐⭐⭐ Railay = classe mondiale⭐⭐⭐ Quelques spots
Prix activités€€ Moyen€ Moins cher ⭐
Infrastructure loisirs⭐⭐⭐⭐⭐ Très développée⭐⭐⭐ En développement
Surf⭐⭐ Moyen, spots limités⭐⭐⭐ Correct (Da Nang, Mui Ne)

Alors, quel pays pour les amoureux de nature ?

Choisissez la Thaïlande si vous voulez des plages paradisiaques faciles d’accès, si la plongée est importante pour vous, si vous aimez le confort et l’infrastructure rodée. Si votre weekend idéal, c’est prendre un ferry le vendredi soir, arriver sur une île avec tout ce qu’il faut (resorts, restos, bars), et revenir le dimanche soir sans stress. La Thaïlande offre la nature en mode facile.

Choisissez le Vietnam si vous cherchez des paysages plus variés et spectaculaires, si vous aimez les coins encore authentiques, si vous êtes prêt à accepter un peu moins de confort pour plus de découverte. Si votre weekend idéal, c’est louer une moto et partir explorer des routes de montagne inconnues, dormir chez l’habitant, découvrir des plages où vous êtes seul. Le Vietnam offre la nature en mode aventure.

6. Le coût de la vie en Thaïlande et au Vietnam

digital nomad thaïlande vs vietnam

Parlons argent. Parce que c’est bien beau de rêver de plages paradisiaques et de pad thai, mais au bout du compte, votre budget mensuel détermine combien de temps vous pouvez tenir. La bonne nouvelle, c’est que les deux pays restent abordables comparés à l’Europe ou l’Amérique du Nord. La nuance, c’est que le coût de la vie a pas mal grimpé ces dernières années, surtout dans les zones fréquentées par les nomades. Et entre la Thaïlande et le Vietnam, les écarts sont réels.

Le logement : Là où la différence se creuse

C’est souvent le plus gros poste de dépenses pour un digital nomad, et c’est là que le Vietnam prend clairement l’avantage niveau prix.

En Thaïlande, les prix ont explosé ces dernières années, surtout à Bangkok et dans les hubs nomades. Pour un studio correct à Bangkok (quartiers comme Sukhumvit, Thonglor, Ari), comptez entre 400 et 700 euros par mois. Si vous voulez quelque chose de vraiment sympa avec piscine, salle de sport et bon emplacement, montez à 700-1000 euros. À Chiang Mai, c’est un peu moins cher mais ça grimpe vite aussi : 300-600 euros pour un studio/1 chambre dans les quartiers populaires auprès des nomades (Nimman, vieille ville). Dans les îles (Koh Samui, Koh Phangan), ça varie énormément selon la saison – de 400 euros en basse saison à 800-1200 euros en haute saison pour quelque chose de correct.

Les locations courte durée (Airbnb, Booking) sont nettement plus chères – facilement 30 à 50% de plus que les locations longue durée négociées directement. Si vous comptez rester plusieurs mois, cherchez sur Facebook (groupes “Apartments/Condos for Rent Bangkok/Chiang Mai”), ou passez par des agents locaux.

Au Vietnam, vous pouvez encore trouver des prix vraiment intéressants. Un studio à Hanoï ou HCMV dans un quartier sympa tourne autour de 300-500 euros. Pour 600-800 euros, vous avez un bel appartement moderne avec tout le confort. À Da Nang, c’est encore moins cher : 250-450 euros pour un studio/1 chambre correct, et vous pouvez trouver des appartements face à la mer pour 500-700 euros. Les locations longue durée se négocient facilement en direct avec les propriétaires, et les prix baissent encore si vous prenez pour 6-12 mois.

Attention quand même : les quartiers expatriés sont plus chers (District 2 à HCMV, Tay Ho à Hanoï). Si vous acceptez de vivre dans des quartiers plus locaux, vous divisez facilement les prix par deux, mais ça demande plus d’adaptation.

La nourriture : Le paradis des petits budgets

C’est clairement un point fort des deux pays. Manger pour pas cher, c’est possible tous les jours si vous acceptez la street food et les cantines locales.

La street food et cantines locales, c’est vraiment donné. En Thaïlande, un plat de riz sauté, une soupe de nouilles ou un pad thai dans un stand de rue coûte entre 1,50 et 3 euros. Un repas complet dans une cantine locale : 3-5 euros. Au Vietnam, c’est encore un peu moins cher : un bol de pho le matin, 1-2 euros. Un banh mi, 1 euro. Un repas complet dans une petite cantine locale, 2-4 euros. Si vous mangez local tous les jours, vous pouvez vous en tirer avec 150-200 euros par mois, voire moins.

Les restaurants mid-range (endroits un peu plus touristiques, air conditionné, carte en anglais) tournent autour de 8-15 euros par personne dans les deux pays. Les restaurants occidentaux ou les spots branchés fréquentés par les expats (burgers, pizzas, cuisine fusion), comptez 12-20 euros le repas. Les restaurants haut de gamme, vous montez facilement à 30-50 euros par personne, parfois plus dans les établissements chics de Bangkok ou HCMV.

Les courses au supermarché, c’est là que ça peut chiffrer si vous achetez des produits importés. Le fromage, le vin, les céréales occidentales, le chocolat européen… tout ça coûte cher dans les deux pays. Si vous cuisinez local (légumes du marché, viande/poisson local, riz), c’est très abordable : 100-150 euros par mois. Si vous voulez vos produits occidentaux, montez à 250-400 euros.

Le café mérite une mention. Au Vietnam, un ca phe sua da (café glacé au lait concentré) dans un café local coûte 0,80-1,50 euro. En Thaïlande, un café dans un café local, 1,50-2,50 euros. Par contre, dans les cafés “instagrammables” ou les chaînes internationales (Starbucks…), comptez 4-6 euros le latte dans les deux pays.

Les transports : Se déplacer au quotidien

En ville, les deux pays sont très abordables. En Thaïlande, le BTS/MRT (métro aérien et souterrain) à Bangkok coûte 0,50-1,50 euro le trajet. Les taxis-mètres sont honnêtes : 3-8 euros pour traverser une bonne partie de la ville. Grab (l’Uber local) est partout et très utilisé. À Chiang Mai, pas de métro, mais des songthaews (pick-up collectifs) à 0,80 euro et des Grab motos/voitures pas chers.

Au Vietnam, c’est encore moins cher. Grab est omniprésent et vraiment abordable : traverser Hanoï ou HCMV en Grab moto, 1-3 euros. En voiture, 3-7 euros. Le bus local, c’est 0,30-0,50 euro. HCMV n’a pas encore de métro complet (en construction), Hanoï vient d’en ouvrir un.

Louer un scooter est très courant chez les nomades. En Thaïlande, comptez 100-150 euros par mois pour un scooter automatique correct. Au Vietnam, 50-100 euros par mois. L’essence est donnée dans les deux pays : 1-1,20 euro le litre.

Pour les vols intérieurs et trains, le Vietnam est globalement moins cher. Un vol Hanoï-HCMV avec VietJet ou Bamboo Airways : 30-80 euros selon quand vous réservez. Un train de nuit en couchette, 20-40 euros. En Thaïlande, les vols intérieurs avec AirAsia ou Nok Air tournent autour de 40-100 euros, les trains de nuit sont similaires (25-50 euros).

Coworking, wifi et vie professionnelle

Les espaces de coworking se sont multipliés partout. En Thaïlande, un pass mensuel à Bangkok (Hubba, AIS D.C., The Hive…) coûte entre 150 et 250 euros. À Chiang Mai (Punspace, CAMP, Maya Lifestyle…), 80-150 euros par mois. Les passes à la journée tournent autour de 8-15 euros.

Au Vietnam, c’est un peu moins cher. À Hanoï ou HCMV (Toong, Dreamplex, Circo…), 100-200 euros par mois. À Da Nang, 80-120 euros. Les passes journaliers, 6-12 euros.

Maintenant, beaucoup de nomades ne prennent pas de coworking fixe. Ils bossent depuis les cafés, et c’est complètement accepté dans les deux pays. Vous commandez un café à 2-3 euros, vous restez trois heures sur votre laptop, personne ne dit rien. Le wifi est généralement correct dans les zones fréquentées par les expats.

Pour la connexion internet à la maison, comptez 15-25 euros par mois pour une fibre rapide (100-200 Mbps) dans les deux pays. Les cartes SIM locales avec data illimitée coûtent 10-20 euros par mois.

Loisirs, sorties et activités

Une bière locale dans un bar de quartier : 1-2 euros dans les deux pays. Dans un bar branché expatrié : 3-5 euros. Un cocktail dans un rooftop chic de Bangkok ou HCMV : 8-15 euros.

Une entrée en boîte de nuit : 5-15 euros avec souvent une conso incluse. Les beach parties en Thaïlande (Full Moon…) sont souvent plus chères : 15-30 euros l’entrée.

Le sport : une salle de sport correcte coûte 25-50 euros par mois dans les deux pays. Un cours de yoga, 5-12 euros. Une session de Muay Thai en Thaïlande, 8-15 euros.

Les massages, c’est vraiment donné. Massage thaï traditionnel : 5-10 euros l’heure. Au Vietnam, un massage local : 4-8 euros. Dans un spa plus haut de gamme, comptez 20-40 euros.

Les activités weekend varient énormément. Un cours de plongée PADI Open Water à Koh Tao : 300-400 euros (moins cher qu’ailleurs dans le monde). Une croisière de 2 jours en Baie d’Halong : 80-150 euros. Un trek de 3 jours à Sapa avec guide et hébergement : 60-100 euros.

Santé et assurances

Une consultation chez un médecin dans une clinique internationale (BIMC à Bangkok, Family Medical Practice à Hanoï/HCMV) coûte 50-100 euros. Dans un hôpital public local : 10-30 euros, mais avec des délais d’attente et une barrière de langue.

Les médicaments sont abordables et souvent vendus sans ordonnance. Une boîte d’antibiotiques : 5-15 euros. Du paracétamol : 2-5 euros.

L’assurance santé internationale est indispensable et tourne autour de 50-150 euros par mois selon votre âge et votre couverture (on en a parlé dans la section dédiée).

Tableau récapitulatif : Budget mensuel réaliste

Poste de dépenseThaïlande (Bangkok/Chiang Mai)Vietnam (Hanoï/HCMV/Da Nang)
Logement (studio/1BR)400-700€ / 300-600€300-500€ / 250-450€ ⭐
Nourriture (mix local/resto)250-400€200-350€ ⭐
Transports quotidiens50-100€40-80€ ⭐
Coworking (optionnel)150-250€ / 80-150€100-200€ / 80-120€
Internet mobile + maison30-40€25-35€ ⭐
Sorties & loisirs150-300€120-250€ ⭐
Sport & bien-être50-100€40-80€ ⭐
Assurance santé80-120€80-120€
Divers & imprévus100-150€80-120€
TOTAL MENSUEL1 200-2 200€1 000-1 800€ ⭐

Budget selon votre profil

Profil Backpacker / Budget serré (900-1 200€/mois)

  • Thaïlande : Possible mais serré, surtout à Bangkok. Plus facile à Chiang Mai ou dans des îles en basse saison.
  • Vietnam : Très confortable avec ce budget si vous mangez local et vivez dans des quartiers vietnamiens.

Profil Confort / Digital Nomad classique (1 500-2 200€/mois)

  • Thaïlande : Vous vivez bien, surtout à Chiang Mai. À Bangkok, c’est correct sans être luxueux.
  • Vietnam : Vous vivez vraiment bien partout. Bel appart, restos réguliers, loisirs, voyages weekends.

Profil Premium / Confort maximum (2 500-4 000€/mois)

  • Thaïlande : Vous profitez pleinement – bel appart, restos quand vous voulez, loisirs sans compter, voyages réguliers.
  • Vietnam : Vous vivez comme un roi. Appart top, restos haut de gamme, tous les loisirs, économies possibles.

Quelques astuces pour optimiser son budget

Négociez les loyers en direct plutôt que passer par Airbnb. Sur 6 mois, vous économisez facilement 30-40%.

Mangez local au moins une fois par jour. Si vous petit-déjeunez et déjeunez local, vous pouvez vous permettre un resto sympa le soir sans exploser le budget.

Utilisez Grab/apps locales plutôt que les taxis aéroport ou les services touristiques. La différence de prix est énorme.

Achetez vos billets d’avion et activités en avance ou au contraire à la dernière minute selon les situations. Les apps comme Klook ou 12Go Asia ont souvent des promos.

Évitez les pièges à touristes – les restaurants sur les artères principales coûtent 2-3 fois plus cher que ceux dans les petites rues parallèles.

Alors, quel pays pour quel budget ?

Le Vietnam est clairement moins cher sur presque tous les postes. Avec 1 200-1 500 euros par mois, vous vivez confortablement. Avec 2 000 euros, vous vivez très bien. C’est le choix idéal si vous débutez en nomadisme digital, si votre budget est serré, ou si vous voulez maximiser vos économies.

La Thaïlande coûte plus cher, surtout dans les zones fréquentées par les expats et nomades. Mais elle offre aussi plus de confort, plus d’infrastructures, plus de services. Avec 1 500-1 800 euros, vous vivez correctement. Avec 2 500 euros, vous profitez vraiment. C’est le choix si vous voulez plus de facilité et que votre budget le permet.

7. Thaïlande vs Vietnam : lequel est le plus adapté à la vie de digital nomad ?

thaïlande vs vietnam

Au-delà des plages, de la nourriture et du coût de la vie, il y a une question centrale pour tout digital nomad : dans quel pays vais-je pouvoir bosser efficacement, et sans me prendre trop la tête au quotidien ? Parce que c’est bien beau de rêver de travailler les pieds dans le sable, mais la réalité, c’est plutôt : est-ce que le wifi tient la route ? Est-ce que je vais me sentir seul ou y a-t-il une communauté ? Comparons les deux pays sur ces critères vraiment décisifs.

Communauté et networking

La communauté digital nomad, c’est pas juste pour socialiser le weekend. C’est aussi des opportunités de boulot, des collaborations, du soutien quand ça va pas, des conseils pratiques.

La Thaïlande, et particulièrement Chiang Mai, c’est la Mecque mondiale des digital nomads depuis une dizaine d’années. La communauté y est énorme, établie, organisée. Des meetups chaque semaine, des événements networking, des conférences (Nomad Summit…), des groupes Facebook ultra-actifs pour chaque ville. À Chiang Mai, vous croiserez des nomades à chaque coin de rue. Ça peut être génial pour se faire un réseau rapidement, trouver des collaborateurs, ou juste se sentir moins seul. Ça peut aussi devenir lassant – l’impression de vivre dans une bulle d’expatriés et de ne jamais vraiment toucher la vraie Thaïlande.

Bangkok a aussi une grosse communauté, plus dispersée géographiquement mais très active. Les îles (Koh Samui, Koh Phangan) attirent des nomades saisonniers, avec une vibe plus décontractée.

Au Vietnam, la communauté nomade est plus récente et plus petite, mais elle grandit vite. Hanoï a développé une scène nomade sympa ces dernières années, surtout dans le quartier de Tay Ho. Da Nang est devenue un hub important avec une communauté croissante et une ambiance plus calme que Chiang Mai. HCMV a toujours eu des expats, mais moins de nomades purs que les deux autres villes.

L’avantage du Vietnam, c’est que la communauté reste à taille humaine. Vous retrouvez les mêmes têtes dans les mêmes cafés, vous créez des vraies connexions. L’inconvénient, c’est que si vous cherchez un réseau professionnel très spécialisé (dev blockchain, marketing de niche…), vous aurez moins de choix qu’à Chiang Mai.

Wifi et connectivité : Bosser sans galérer

Point non négociable pour un digital nomad : il faut une connexion stable et rapide.

En Thaïlande, le wifi est globalement excellent. Les grandes villes (Bangkok, Chiang Mai, Phuket) ont la fibre partout, avec des débits de 100-500 Mbps courants. Les cafés ont quasiment tous le wifi, souvent correct (20-50 Mbps). Les coworkings ont évidemment des connexions premium. La 4G/5G mobile couvre très bien avec des forfaits data illimités pour 15-20 euros par mois (AIS, TrueMove, dtac). Même dans les îles un peu isolées, vous aurez généralement au moins une connexion 4G stable.

Les coupures sont rares, la stabilité est bonne. Vous pouvez faire des visios toute la journée sans souci. Les streamers et créateurs de contenu qui uploadent de gros fichiers sont contents.

Au Vietnam, la connectivité a fait des progrès énormes ces dernières années. Les grandes villes (Hanoï, HCMV, Da Nang) ont maintenant de la fibre partout avec de bons débits (100-200 Mbps courants). Les cafés ont le wifi, mais la qualité varie plus qu’en Thaïlande – parfois ça rame, parfois c’est très bon. Les coworkings ont des connexions fiables.

La 4G mobile est excellente avec des opérateurs comme Viettel, Vinaphone ou Mobifone. Forfaits data illimités pour 10-15 euros par mois. La 5G commence à arriver dans les grandes villes.

Le bémol, c’est que le Vietnam a parfois des problèmes de censure internet. Certains sites et services sont bloqués (Facebook a parfois des ralentissements volontaires, certains sites d’actualité étrangers…). Rien de dramatique pour un nomade, mais ça peut être agaçant. Un VPN résout le problème (ExpressVPN, NordVPN…), mais ça ajoute une couche de complexité.

Coworkings et espaces de travail

La Thaïlande a une infrastructure de coworking très mature. Bangkok a des dizaines d’espaces (Hubba, AIS D.C., The Hive, TCDC…), de la grosse chaîne corporate au petit espace cosy. Chiang Mai en a aussi énormément (Punspace, CAMP, Maya Lifestyle, Mana…), souvent avec une vraie identité et une communauté forte. Les prix sont raisonnables (80-250 euros/mois), les espaces sont pros, bien équipés, climatisés.

Le Vietnam a vu une explosion des coworkings ces 3-4 dernières années. Hanoï et HCMV ont maintenant de très bons espaces (Toong, Dreamplex, Circo, The Hanoi Social Club…). Da Nang a aussi plusieurs options correctes. Les prix sont un peu moins élevés qu’en Thaïlande (80-200 euros/mois), et la qualité rattrape vite.

Après, gardez en tête que beaucoup de nomades ne prennent pas de coworking fixe. Ils bossent depuis les cafés, et ça marche très bien dans les deux pays. La culture “ordi-friendly café” est totalement acceptée. Vous commandez un café, vous restez trois heures, personne ne dit rien.

Langue et barrière linguistique

En Thaïlande, l’anglais est largement parlé dans les zones touristiques et expatriées. À Bangkok, Chiang Mai, dans les îles, vous pouvez vivre sans parler un mot de thaï. Les restos ont des menus en anglais, les chauffeurs Grab comprennent l’anglais de base, les administrations des quartiers expats ont du personnel anglophone. Par contre, dès que vous sortez des sentiers battus, l’anglais devient rare.

Au Vietnam, l’anglais est moins répandu, surtout chez les personnes de plus de 40 ans. Dans les zones fréquentées par les expats (Tay Ho à Hanoï, District 2 à HCMV, centre de Da Nang), vous vous débrouillez. Mais globalement, attendez-vous à plus de barrière linguistique qu’en Thaïlande. Google Translate devient votre meilleur ami. Ça peut être frustrant au début, mais ça vous pousse aussi à apprendre quelques bases de vietnamien, ce qui enrichit vraiment l’expérience.

Tableau comparatif : Vie de digital nomad

CritèreThaïlandeVietnam
Visa longue durée⭐⭐⭐⭐⭐ DTV 5 ans⭐⭐ Pas de visa nomad officiel
Communauté nomade⭐⭐⭐⭐⭐ Énorme et établie⭐⭐⭐ Croissante, plus authentique
Wifi & connectivité⭐⭐⭐⭐⭐ Excellent partout⭐⭐⭐⭐ Très bon, censure parfois
Coworkings⭐⭐⭐⭐⭐ Très nombreux⭐⭐⭐⭐ En croissance rapide
Anglais parlé⭐⭐⭐⭐ Largement répandu⭐⭐⭐ Moins courant
Cafés ordi-friendly⭐⭐⭐⭐⭐ Partout⭐⭐⭐⭐⭐ Partout
Coût de la vie⭐⭐⭐ Moyen⭐⭐⭐⭐⭐ Bas
Infrastructure générale⭐⭐⭐⭐⭐ Très développée⭐⭐⭐⭐ En développement rapide
Facilité d’adaptation⭐⭐⭐⭐⭐ Très facile⭐⭐⭐ Demande plus d’effort

Au final, il n’y a pas de mauvais choix entre ces deux pays. Les deux sont dans le top 5 mondial des destinations pour digital nomads. La Thaïlande offre plus de facilité et de confort, le Vietnam plus d’authenticité et d’économies. Testez les deux si vous le pouvez, vous verrez rapidement lequel résonne le plus avec votre façon de vivre et de travailler.

8. Visa et démarches administratives : quel pays est plus facile d’accès pour les digital nomads ?

koh phi phi

Et voilà sans doute un des derniers (mais ô combien important) critère pour prendre votre décision : à quel point est-il facile d’obtenir un visa quand on est digital nomad ? A-t-on la possibilité de prolonger son séjour ?

C’est clairement pas le sujet le plus sexy, mais c’est celui qui détermine combien de temps vous pouvez rester et dans quelles conditions.

Visa pour la Thaïlande : quelles options quand on est digital nomad ?

En Thaïlande, la situation visa s’est améliorée mais reste compliquée. Le visa touriste classique (TR) vous donne 60 jours à l’arrivée, extensible une fois pour 30 jours supplémentaires au bureau d’immigration. Total : 90 jours. Après, beaucoup font des visa runs – sortir du pays (Malaisie, Cambodge, Laos) et revenir avec un nouveau visa. Ça marche, mais à force de multiplier les allers-retours, l’immigration peut vous refuser l’entrée. Ça arrive, surtout si votre passeport est déjà rempli de tampons thaïlandais.

La bonne nouvelle, c’est que la Thaïlande a lancé en 2024 le DTV (Destination Thailand Visa), un visa longue durée de 5 ans spécifiquement pensé pour les digital nomads et remote workers. Vous devez prouver que vous travaillez à distance pour une entreprise étrangère ou en freelance, montrer 500 000 bahts (environ 13 000 euros) sur votre compte bancaire, et payer 10 000 bahts (environ 260 euros) pour le visa. Une fois obtenu, vous pouvez rester jusqu’à 180 jours par entrée, sortir et revenir autant de fois que vous voulez pendant 5 ans. C’est vraiment un game changer pour les nomades qui veulent s’installer plusieurs mois par an en Thaïlande.

Par contre, attention : techniquement, travailler avec un visa touriste reste illégal. Dans la pratique, personne ne vient vérifier si vous bossez depuis votre appart ou un café. Mais légalement, vous êtes dans une zone grise. Le DTV résout ce problème.

Visa pour le Vietnam : accès simplifié pour des courtes durées

Au Vietnam, la situation reste plus floue et moins favorable. Le visa touriste classique (e-visa) donne 90 jours maximum. Vous pouvez le renouveler, mais pas indéfiniment. Pour rester plus longtemps, il faut passer par un visa business (DN) ou un visa de travail (LD), qui nécessitent un sponsor (entreprise vietnamienne ou agent). Certains agents proposent des solutions pour obtenir ces visas sans vraiment travailler pour une boîte locale, mais c’est une zone grise coûteuse (300-500 USD par an).

Le Vietnam n’a pas encore lancé de visa spécifique digital nomad, malgré les annonces répétées du gouvernement. Pour l’instant, la plupart des nomades font des visa runs ou passent par des agents pour des visas business “arrangés”. C’est faisable mais moins clean qu’en Thaïlande avec le DTV.

9. Niveau sécurité, quel pays privilégier ?

expatriation vietnam thaïlande

La sécurité, c’est un sujet qu’on aborde pas toujours franchement avant de partir. On préfère parler des plages et de la street food. Mais quand vous allez vivre plusieurs mois quelque part avec tout votre matos de travail, vos économies et votre santé, c’est quand même une question centrale. La bonne nouvelle, c’est que la Thaïlande et le Vietnam sont tous deux des pays globalement sûrs pour les étrangers. La nuance, c’est que les risques ne sont pas exactement les mêmes, et qu’il faut savoir à quoi faire attention dans chaque pays.

Criminalité et vols : Des risques limités mais réels

Les deux pays ont des taux de criminalité violente contre les étrangers très bas. Les agressions physiques, braquages à main armée ou crimes graves restent rares. Vous ne vous baladez pas en regardant par-dessus votre épaule toutes les deux minutes.

En Thaïlande, le risque principal, c’est le vol à la tire et les vols d’opportunité. Dans les zones touristiques bondées (Khao San Road à Bangkok, plages de Phuket, marchés de nuit), il faut surveiller vos affaires. Les pickpockets opèrent surtout dans les transports bondés et les endroits très fréquentés. Les vols dans les chambres d’hôtel ou auberges arrivent aussi, surtout si vous laissez votre ordi ou votre passeport traîner sans coffre-fort.

Les vols de scooter sont fréquents dans les îles. Vous garez votre scooter sur la plage, vous revenez deux heures plus tard, il a disparu. Utilisez toujours un bon cadenas et garez dans des endroits surveillés quand possible.

Au Vietnam, les vols à l’arraché sur scooter sont le risque numéro un, surtout à Ho Chi Minh-Ville. Un scooter ralentit à côté de vous, le passager arrache votre sac ou votre téléphone que vous tenez en main, et ils filent dans la circulation chaotique. Ça arrive régulièrement, surtout le soir. La règle : ne jamais tenir son téléphone ou son sac côté rue quand vous marchez. Gardez vos affaires de valeur bien serrées contre vous.

Les vols dans les trains de nuit arrivent aussi. Quelqu’un fouille votre sac pendant que vous dormez. Utilisez un cadenas pour vos bagages et gardez vos objets de valeur sur vous.

Arnaques : Le sport national des zones touristiques

Les arnaques visent rarement à vous mettre en danger physique, mais elles peuvent vous coûter cher et gâcher votre expérience.

En Thaïlande, les arnaques classiques :

  • Tuk-tuk et taxis sans compteur qui vous facturent 10 fois le prix normal
  • Jet-ski scam sur les plages : on vous accuse d’avoir endommagé le jet-ski et on vous extorque des centaines de dollars
  • Arnaques aux pierres précieuses : un tuk-tuk sympa vous emmène visiter un temple, puis “par hasard” dans une boutique de pierres où on vous vend de la camelote hors de prix
  • Fausses excursions et tours à prix gonflés

L’avantage, c’est que ces arnaques sont bien documentées. Une recherche Google rapide avant chaque activité vous évite 90% des pièges.

Au Vietnam, vous avez aussi votre lot :

  • Taxis bidons avec compteurs trafiqués (surtout à Hanoï et HCMV). Utilisez Grab systématiquement.
  • Factures gonflées dans les restos touristiques : vous commandez un plat à 50 000 dongs, on vous facture 500 000 dongs en espérant que vous ne verrez pas la différence
  • Arnaques aux bureaux de change avec des taux pourris ou des billets manquants quand ils vous rendent la monnaie
  • Vendeurs agressifs dans les marchés qui vous suivent pendant 10 minutes

Les Vietnamiens peuvent être plus insistants et agressifs commercialement que les Thaïlandais, ce qui peut être fatigant. Mais là encore, en restant vigilant et en utilisant les apps (Grab, Google Maps pour vérifier les prix…), vous évitez la plupart des embrouilles.

Accidents de scooter : Le vrai danger pour les nomades

Parlons du risque qui tue et blesse réellement le plus d’étrangers en Asie du Sud-Est : les accidents de moto/scooter. C’est de loin la principale cause de blessures graves et de décès chez les expatriés et digital nomads dans les deux pays.

En Thaïlande, les routes tuent. Le pays a un des taux de mortalité routière les plus élevés au monde. Les accidents de scooter sont quotidiens, surtout dans les îles où les routes sont parfois mal entretenues, les touristes inexpérimentés, et l’alcool souvent impliqué. Chaque année, des dizaines d’étrangers meurent ou finissent gravement blessés.

Les dangers ? Routes glissantes après la pluie, nids de poule, conducteurs locaux qui roulent vite et ne respectent pas toujours le code, et surtout les touristes bourrés qui louent un scooter sans savoir conduire.

Au Vietnam, c’est encore pire niveau trafic chaotique. La circulation à Hanoï ou HCMV ressemble à un ballet de milliers de scooters qui se frôlent en permanence. Ça impressionne au début, puis vous vous y faites… et c’est là que l’accident arrive. Les routes peuvent être en mauvais état hors des villes, les conducteurs imprévisibles, et les bus/camions agressifs.

Le trafic vietnamien demande vraiment de l’expérience et de la vigilance constante. Si vous n’avez jamais conduit de deux-roues, c’est pas au Vietnam que vous devriez apprendre.

Les règles de survie dans les deux pays :

  • Portez TOUJOURS un casque de qualité (pas le petit casque jouet fourni par la location)
  • Ne conduisez jamais saouls, jamais
  • Roulez à une vitesse raisonnable, surtout après la pluie
  • Ayez un permis international moto valide (sinon votre assurance ne couvrira pas)
  • Évitez de conduire la nuit
  • Louez un scooter en bon état avec de bons freins et pneus

Sécurité des femmes : Vivre seule en tant que nomade

Les femmes digital nomads sont nombreuses dans les deux pays, et globalement, l’expérience est positive.

En Thaïlande, les femmes voyageant seules rapportent se sentir en sécurité. Le harcèlement de rue est rare comparé à beaucoup d’autres pays. Les agressions sexuelles contre les touristes restent exceptionnelles, même si quelques cas médiatisés (notamment dans les îles, souvent liés à l’alcool et aux drogues) rappellent qu’il faut rester vigilante.

Les règles de base : éviter de marcher seule complètement ivre dans des zones isolées la nuit, faire attention aux boissons dans les bars (les drogues du viol existent), et faire confiance à son instinct.

Au Vietnam, c’est similaire. Les femmes se sentent généralement en sécurité. Le harcèlement de rue existe mais reste limité – surtout des regards insistants ou des tentatives de drague maladroites, rarement agressif. Les agressions sont rares.

La culture vietnamienne est assez conservatrice, ce qui protège d’un certain type de harcèlement mais peut aussi créer des situations où les femmes étrangères sont perçues comme “plus faciles”. Habillez-vous de manière un peu conservatrice dans les zones rurales pour éviter les regards insistants.

Santé et hygiène : Les risques sanitaires

En Thaïlande, le niveau d’hygiène est globalement bon. Les intoxications alimentaires arrivent, surtout au début quand votre estomac s’adapte, mais rarement graves. L’eau du robinet n’est pas potable, buvez de l’eau en bouteille ou filtrée. Les maladies tropicales (dengue, paludisme dans certaines zones reculées) existent mais touchent rarement les expatriés urbains.

Les hôpitaux privés à Bangkok et dans les grandes villes (Bumrungrad, Samitivej, Bangkok Hospital) sont excellents, avec des standards internationaux et du personnel anglophone.

Au Vietnam, l’hygiène varie plus. Dans les grandes villes et les restos fréquentés par les expats, c’est correct. Dans la street food locale et les zones rurales, c’est plus aléatoire. Les intoxications alimentaires sont fréquentes, surtout les premiers mois. Votre estomac finit par s’adapter.

L’eau du robinet n’est pas potable non plus. Les maladies tropicales existent (dengue surtout pendant la saison des pluies, quelques cas de paludisme dans les zones reculées).

Les hôpitaux internationaux à Hanoï et HCMV (Family Medical Practice, Vinmec, FV Hospital) sont bons mais un cran en-dessous des meilleurs hôpitaux thaïlandais.

Tableau récapitulatif sécurité

RisqueThaïlandeVietnamPrécautions
Criminalité violente⭐ Très rare⭐ Très rarePrécautions de base
Vols pickpockets⭐⭐ Modéré⭐⭐⭐ Plus fréquent (HCMV)Surveiller ses affaires
Arnaques touristes⭐⭐⭐ Fréquentes⭐⭐⭐ FréquentesSe renseigner avant
Accidents scooter⭐⭐⭐⭐ Risque élevé⭐⭐⭐⭐⭐ Très risquéCasque, prudence, permis
Sécurité femmes⭐⭐ Bon⭐⭐ BonPrécautions nocturnes
Hygiène/santé⭐⭐ Bon⭐⭐⭐ VariableEau bouteille, hygiène
Catastrophes naturelles⭐⭐ Inondations, tsunamis rares⭐⭐⭐ Typhons réguliersSuivre météo, assurance
Stabilité politique⭐⭐⭐ Tensions périodiques⭐⭐ Très stableÉviter manifestations

Globalement, les deux pays sont sûrs pour un digital nomad qui prend des précautions de base. Vous ne vivez pas dans la peur au quotidien, loin de là. Des millions d’expatriés et de nomades vivent des années dans ces pays sans jamais avoir de problème grave.

10. Quelles villes choisir en Thaïlande et au Vietnam ?

Choisir son pays, c’est bien. Mais concrètement, vous allez poser vos valises dans quelle ville ? Parce que vivre à Bangkok n’a rien à voir avec vivre à Chiang Mai. Et Hanoï, c’est un monde différent de Da Nang. Chaque ville a son ambiance, sa communauté nomade, ses avantages et ses galères. Petit tour d’horizon des principales bases pour digital nomads dans les deux pays.

Les villes incontournables de Thaïlande

Bangkok : La mégapole qui ne dort jamais

Bangkok, c’est 10 millions d’habitants, une énergie de dingue, et tout ce qu’une grande capitale peut offrir. Les gratte-ciels modernes côtoient les temples dorés, les rooftops branchés surplombent les marchés de rue chaotiques. C’est excitant, épuisant, fascinant.

✅​ Ce qui marche : L’infrastructure est au top – métro BTS/MRT efficace, Grab partout, wifi rapide, hôpitaux internationaux excellents. La scène food est incroyable, des stands de rue à 2 euros aux restaurants étoilés. Les coworkings sont nombreux et pros. La vie culturelle est riche (expos, concerts, événements…). Et vous avez accès à tout – produits importés dans les supermarchés, services spécialisés, networking business international.

​❌​ Ce qui coince : La chaleur et la pollution peuvent être difficiles à supporter, surtout de mars à mai. Le trafic est dense aux heures de pointe. C’est bruyant, bondé, parfois étouffant. Le coût de la vie grimpe – pour vivre dans un quartier sympa (Sukhumvit, Thonglor, Ari), comptez 600-1000 euros de loyer minimum. Et l’authenticité thaïe se fait rare dans les zones expatriées.

​📍Quartiers pour nomades : Sukhumvit (central, métro, tout à proximité mais cher), Ari (plus local, cafés hipsters, moins cher), Silom (business, bien desservi), Phra Khanong/On Nut (plus abordable, en développement).

Chiang Mai : La Mecque des digital nomads

Chiang Mai, c’est LA ville digital nomad historique. Depuis plus de 10 ans, elle attire des milliers de nomades du monde entier. Plus petite, plus calme, plus verte que Bangkok, avec les montagnes en toile de fond.

✅​ Ce qui marche : La communauté nomade est énorme et super organisée – meetups chaque semaine, événements, conférences, groupes Facebook ultra-actifs. Les coworkings sont partout (Punspace, CAMP, Maya Lifestyle…). Le coût de la vie reste raisonnable (400-700€ de loyer pour quelque chose de correct). Les cafés laptop-friendly sont innombrables. La vieille ville est magnifique avec ses temples. Le climat est meilleur que Bangkok (sauf en avril-mai). Les weekends, vous avez accès à la nature – cascades, treks, villages des tribus montagnardes.

​❌​ Ce qui coince : La burning season (mars-avril) rend la ville irrespirable à cause de la pollution. Beaucoup de nomades fuient cette période. La ville peut sembler petite après quelques mois – vous faites vite le tour. Et paradoxalement, tellement de nomades vivent dans une bulle expatriée qu’ils ne touchent jamais la vraie Thaïlande. Certains trouvent ça un peu “trop facile”, pas assez dépaysant.

📍 Quartiers pour nomades : Nimman (le QG absolu des nomades, cafés et coworkings à foison), vieille ville (plus authentique, temples partout), autour de Maya Mall (moderne, pratique).

Koh Samui, Koh Phangan : Les îles pour bosser et surfer

Les îles thaïlandaises attirent des nomades qui cherchent le combo travail + plage. Koh Samui est la plus développée avec de bonnes infrastructures. Koh Phangan est plus roots, connue pour ses Full Moon Parties mais aussi pour sa communauté de nomades plus spirituels/yoga.

✅​ Ce qui marche : Vous êtes à la plage. C’est déjà énorme. Wifi correct dans les zones fréquentées, quelques coworkings (KoHub à Koh Phangan), communauté nomade présente mais plus petite qu’à Chiang Mai. Ambiance décontractée, parfait pour décompresser. Activités outdoor faciles (plongée, surf, yoga…).

​❌​ Ce qui coince : Le coût de la vie grimpe en haute saison (décembre-mars). Les logements de qualité sont chers (500-1000€ facilement). Le choix de restos et services est limité comparé aux grandes villes. L’isolement peut peser – vous êtes sur une île, tout prend plus de temps. Et les tentations sont nombreuses (plage, fêtes…), pas idéal si vous avez du mal à vous discipliner.

Les Villes Montantes du Vietnam

Hanoï : La capitale culturelle au charme chaotique

Hanoï, c’est 8 millions d’habitants, mais ça reste plus à taille humaine que Bangkok. La vieille ville millénaire, les lacs paisibles, l’architecture coloniale française, les cafés à tous les coins de rue… Hanoï a du caractère.

✅​ Ce qui marche : Le coût de la vie est vraiment bas – 300-500€ de loyer pour un appart correct, des pho à 1€, des cafés à 1€. La scène café est exceptionnelle, la culture vietnamienne très présente. La communauté nomade grandit vite, surtout dans le quartier de Tay Ho. Les coworkings se développent (Toong, Hanoi Social Club…). Vous êtes au nord, proche de Sapa, de la Baie d’Halong, de Ninh Binh pour les weekends. L’ambiance est moins touristique qu’ailleurs.

​❌​ Ce qui coince : L’hiver (décembre-février) peut être froid, humide et gris – 10-15°C avec une bruine constante, pas de chauffage dans les apparts. Le trafic est démentiel, traverser une rue est un sport extrême. L’anglais est moins parlé qu’en Thaïlande. La bureaucratie vietnamienne peut être frustrante. Et la pollution de l’air est parfois très mauvaise.

📍 Quartiers pour nomades : Tay Ho/West Lake (le quartier expat/nomade par excellence, autour du lac), vieille ville (authentique mais bruyant), Ba Dinh (plus calme, moins central).

Ho Chi Minh-Ville (Saigon) : L’énergie du sud

HCMV, c’est la locomotive économique du Vietnam. Plus de 9 millions d’habitants, une énergie folle, des scooters partout, un côté business et dynamique qui contraste avec Hanoï la culturelle.

✅​ Ce qui marche : Le climat est chaud toute l’année (pas d’hiver froid). L’économie est dynamique, les opportunités business nombreuses. La scène food est exceptionnelle. Les logements modernes ne manquent pas (District 1, District 2, Binh Thanh). Les coworkings se multiplient (Dreamplex, Toong, Circo…). La vie nocturne est animée. Et vous êtes proche du delta du Mékong, de Vung Tau, de Phu Quoc pour les weekends.

​❌​ Ce qui coince : Le trafic est encore pire qu’à Hanoï. Les vols à l’arraché sur scooter sont fréquents (le risque numéro un). La pollution peut être très forte. La chaleur humide constante (28-35°C toute l’année) épuise certains. La ville manque un peu de charme et de patrimoine comparé à Hanoï. C’est plus business, moins culturel.

📍 Quartiers pour nomades : District 1 (central, pratique mais bruyant et touristique), District 2 (Thao Dien, le quartier expat par excellence, moderne, cher, un peu bulle), Binh Thanh (plus local, bien situé, prix corrects).

Da Nang : Le compromis parfait ?

Da Nang, c’est la ville surprise du Vietnam. Longtemps ignorée, elle est devenue en quelques années un hub nomade sérieux. Ville de 1,2 million d’habitants sur la côte centrale, entre Hanoï et HCMV.

✅​ Ce qui marche : Vous avez la plage (My Khe Beach, 30km de sable fin) accessible en 10 minutes de scooter depuis le centre. Le climat est bon 8 mois sur 12 (février-septembre). Le coût de la vie est le plus bas des villes nomades (250-450€ de loyer). La ville est moderne, propre, bien organisée. Les coworkings arrivent. La communauté nomade existe mais reste à taille humaine. Et vous êtes à 30 minutes de Hoi An, une des plus belles villes du Vietnam. Les montagnes sont proches (Marble Mountains, péninsule de Son Tra).

​❌​ Ce qui coince : Les typhons frappent fort entre septembre et janvier – tout ferme pendant plusieurs jours, c’est impressionnant. La ville manque encore un peu de vie culturelle comparé à Hanoï. Les options de restos/bars sont plus limitées. La communauté nomade est plus petite (avantage ou inconvénient selon les goûts). Et l’anglais est moins répandu qu’ailleurs.

Hoi An : Le charme historique

Hoi An, à 30 minutes de Da Nang, mérite une mention même si c’est une petite ville (120 000 habitants). Classée UNESCO, architecture sino-vietnamienne magnifique, lanternes partout, charme fou.

✅​ Ce qui marche : C’est magnifique. Les cafés sont nombreux et laptop-friendly. La plage d’An Bang est cool. Le coût de la vie est bas. L’ambiance est décontractée. La communauté nomade, bien que petite, est sympa et soudée.

Ce qui coince : C’est petit, vraiment petit. Vous faites le tour en une semaine. Peu de coworkings. Les services sont limités. Et c’est ultra-touristique – la vieille ville est envahie de tours organisés. Beaucoup de nomades viennent 2-4 semaines puis partent, difficilement plus.

Tableau comparatif des villes

VilleCoût vie/moisCommunautéClimatPlageCultureIdéal pour
Bangkok1500-2500€⭐⭐⭐⭐ Grande🔥 Chaud toute l’année⭐⭐⭐⭐⭐Urbains, networking, accès à tout
Chiang Mai1000-1800€⭐⭐⭐⭐⭐ Énorme☀ Bon (sauf avril)⭐⭐⭐⭐Débutants, communauté, nature proche
Koh Samui1200-2000€⭐⭐ Petite☀ Excellent⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐Plage + travail, saisonniers
Hanoï1000-1500€⭐⭐⭐ Croissante❄ Froid hiver⭐⭐⭐⭐⭐Authenticité, culture, budget serré
Ho Chi Minh1000-1800€⭐⭐⭐ Bonne🔥 Chaud toute l’année⭐⭐⭐Énergie urbaine, business, dynamisme
Da Nang900-1400€⭐⭐ Petite mais croissante☀ Bon 8 mois/12⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐Équilibre parfait, plage, budget
Hoi An800-1200€⭐ Très petite☀ Bon 8 mois/12⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐Break court, charme, calme

Stratégies de rotation entre villes

Le circuit thaïlandais annuel :

  • Novembre-février : Bangkok ou îles du sud (saison fraîche/sèche)
  • Mars : Fuir Chiang Mai (pollution) vers le sud ou sortir du pays
  • Avril-octobre : Chiang Mai (éviter la burning season d’avril) ou îles

Le circuit vietnamien annuel :

  • Novembre-février : Da Nang, HCMV ou Sud (éviter Hanoï froid)
  • Mars-août : Hanoï, Da Nang (éviter HCMV trop chaud/humide)
  • Septembre-octobre : Hanoï (éviter centre Vietnam = typhons)

Le circuit Thaïlande + Vietnam :

  • Saison fraîche (nov-fév) : Sud Thaïlande (plages)
  • Mars-mai : Vietnam du nord (Hanoï, Sapa) pour éviter chaleur thaïlandaise
  • Juin-août : Da Nang ou retour Chiang Mai
  • Sept-oct : Chiang Mai ou Bangkok

Cette stratégie de rotation vous permet de :

  • Profiter du meilleur climat toute l’année
  • Varier les expériences et éviter la lassitude
  • Optimiser votre budget (passer plus de temps dans les villes moins chères)
  • Élargir votre réseau professionnel

Alors, quelle ville pour débuter ?

Si c’est votre première expérience de nomadisme digital, on recommande de commencer par Chiang Mai (Thaïlande) ou Da Nang (Vietnam).

Chiang Mai parce que tout y est facile – grosse communauté qui vous accueille, infrastructure rodée, anglais parlé, coût de vie raisonnable. Vous pouvez tester le mode de vie nomade sans trop de stress.

Da Nang si vous voulez un peu plus d’aventure et de dépaysement, tout en gardant du confort. Communauté plus petite mais sympa, coût de la vie bas, plage à proximité, bon équilibre.

Évitez de débuter par Bangkok ou HCMV – trop intense, trop cher, trop chaotique quand on découvre l’Asie du Sud-Est. Gardez-les pour plus tard, quand vous serez rodé.

Et n’oubliez pas : aucun choix n’est définitif. Vous testez une ville pendant 2-3 mois, si ça ne colle pas, vous bougez. C’est justement ça, la beauté du nomadisme digital.

Conclusion : Quel pays choisir pour vivre et travailler à distance ?

En vérité, la conclusion de cet article, c’est que vous ne pourrez pas faire le mauvais choix ! Thaïlande ou Vietnam, les deux pays offrent des expériences uniques pour les digital nomads qui ont soif de découvertes. La Thaïlande, avec son atmosphère détendue et ses infrastructures modernes, conviendra à celles et ceux qui recherchent du confort et qui souhaitent y faire des rencontres, tandis que le Vietnam séduira par son côté plus authentique. En fin de compte, tout dépend de vos priorités : un cadre plus cosmopolite et développé, ou une immersion plus profonde dans une culture vibrante et en pleine évolution. Quoi qu’il en soit, ces deux destinations sauront, chacune à leur manière, enrichir votre expérience de vie nomade. À vous de choisir l’aventure qui vous ressemble !

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