Digital nomad et impôt : tout ce que vous devez savoir pour être en règle

De plus en plus de personnes rêvent de la vie de digital nomad : travailler depuis une plage en Thaïlande, un café à Lisbonne ou même depuis une villa en Colombie, tout en gérant leur business en ligne. La liberté de choisir son lieu de travail tout en exerçant une activité professionnelle à distance est un véritable luxe pour de nombreux entrepreneurs et freelances.

Cependant, derrière cette aventure séduisante, se cache une réalité parfois complexe, surtout en matière de fiscalité. Entre les déclarations de revenus, la résidence fiscale, les accords de double imposition et les règles spécifiques à chaque pays, la gestion des impôts peut rapidement devenir un casse-tête pour les nomades numériques.

Alors, comment rester en règle tout en vivant cette vie de liberté ? Quels sont les pièges fiscaux à éviter et les démarches à suivre pour être en toute légalité ? Où déclarer ses impôts quand on est digital nomad et qu’on parcourt le monde ? Cet article vous guide à travers les essentiels pour comprendre vos obligations fiscales, où et comment déclarer vos revenus, tout en vous permettant de profiter de cette aventure sans tracas administratifs.

Pas le temps de tout lire ? Voici un résumé de cet article sur les impôts des digital nomads :

🌎 Un digital nomad est un travailleur qui exerce son activité à distance tout en voyageant. Ce mode de vie présente des avantages mais complique la gestion fiscale, car chaque pays a ses propres règles en matière d’imposition et de résidence fiscale.

📍 La résidence fiscale détermine dans quel pays un individu doit payer ses impôts. Cela dépend de critères tels que la durée du séjour, le centre des intérêts économiques et les attaches personnelles.

⚖️ En fonction de la destination, il peut exister des accords de double imposition pour éviter les doublons fiscaux.

💻 Avant de partir, il faudra penser à rassembler et numériser les documents attestant que vous êtes en règle (déclarations d’impôt et URSSAF, justificatifs de revenus, K-bis).

💡 Pensez également à souscrire à une assurance santé et à ouvrir un compte bancaire multi-devises afin de faciliter vos démarches.

Qu’est-ce qu’un digital nomad et pourquoi la fiscalité est-elle si complexe ?

digital nomad impot

Un digital nomad, ça vous parle ? Ces nouveaux travailleurs qui parcourent le monde tout en poursuivant leur activité. Avec la digitalisation des emplois, il est désormais possible de travailler à distance, tout en voyageant régulièrement. En effet, grâce aux nouvelles technologies, ces travailleurs indépendants, qu’ils soient freelances, entrepreneurs, ou salariés à 100% en télétravail, peuvent exercer leur métier depuis n’importe quel endroit. Seule condition : avoir un ordinateur et une bonne connexion internet. Un mode de vie flexible qui permet de s’installer, le temps de quelques semaines, quelques mois ou même quelques années, dans un pays exotique. 

➡️ Découvrir aussi notre article : Devenir digital nomad en 2025 : guide complet

Une vie de nomade qui en fait rêver plus d’un, mais qui complexifie considérablement la question de la fiscalité. Quand on a sa résidence principale dans un pays, qu’on travaille depuis un autre, et qu’éventuellement on fait des missions pour un client dans un pays tiers… on peut vite s’y perdre. Car chaque pays a ses propres règles en matière d’imposition de revenu, et il n’existe pas de statut fiscal universel pour les travailleurs nomades. 

Prenons l’exemple de Julie, graphiste freelance française qui vit entre Bali, Lisbonne et Chiang Mai. Bien qu’elle ne réside plus en France, l’administration fiscale pourrait toujours la considérer comme résidente fiscale française. Et si ses clients sont français, on peut également considérer que son activité demeure en France. Comment réussir à déterminer dans quel pays Julie doit payer ses impôts ? Plusieurs critères sont finalement à prendre en compte : 

  • Quel est le pays d’origine du digital nomad ? Quelles sont ses obligations fiscales dans son pays de nationalité ? 
  • Combien de temps le travailleur nomad est-il resté dans un autre pays ? La durée du séjour est en effet elle aussi à considérer.
  • Quelle est la source de ses revenus ? De quel pays proviennent-ils ?
  • Y a-t-il des risques de double imposition ? Ça peut être le cas, notamment en l’absence d’accord bilatéraux entre certains pays.

Autant d’interrogations à soulever pour être sûr et certain d’être en règle concernant la fiscalité. 

Comprendre la résidence fiscale et son importance

La résidence fiscale est un concept clé qui détermine dans quel pays une personne doit payer ses impôts. Chaque État a ses propres critères pour établir la résidence fiscale, mais certains éléments reviennent fréquemment :

  • La durée de séjour : Dans de nombreux pays, si vous y passez plus de 183 jours par an, vous êtes considéré comme résident fiscal.
  • Le centre des intérêts économiques : Si vos principales sources de revenus ou votre entreprise sont basées dans un pays, vous pouvez y être imposé.
  • Les attaches personnelles et familiales : Si votre famille réside dans un pays, l’administration fiscale peut vous considérer comme résident, même si vous voyagez fréquemment.

Le fait d’être résident fiscal dans un pays implique généralement d’y déclarer ses revenus et d’y payer ses impôts, à moins que des conventions fiscales permettent d’éviter la double imposition. Prenons un exemple concret, qui nous aidera à comprendre comment un digital nomad peut être résident fiscal dans plusieurs pays à la fois. Thomas, consultant en marketing digital, passe 4 mois en Thaïlande, 5 mois au Portugal et 3 mois en France.

  • En Thaïlande, il ne dépasse pas les 183 jours : Ici, il n’est donc pas résident fiscal.
  • Au Portugal, il pourrait bénéficier du statut RNH (résident non habituel) s’il s’y installe officiellement. Cela lui permettrait de devenir résident fiscal au Portugal, et il bénéficierait d’une fiscalité avantageuse (avec une exonération ou une imposition réduite sur certains revenus pendant 10 ans).
  • En France, s’il y conserve des intérêts économiques (comme des comptes bancaires, ou des clients français), il risque d’être considéré comme résident fiscal français.

Résultat ? Thomas pourrait être imposé dans plusieurs pays en même temps, ce qui pourrait entraîner une double imposition ou nécessiter des démarches administratives complexes pour justifier où il doit payer ses impôts.

D’où l’importance de bien planifier à l’avance sa résidence fiscale, et surtout de se renseigner sur les conventions entre les pays où on séjourne.

Les obligations fiscales d’un digital nomad : où et comment payer ses impôts ?

faire ses impôts quand on est digital nomad

Contrairement aux salariés classiques, quand on travaille en tant qu’indépendant, on doit gérer sa fiscalité de manière autonome, ce qui peut vite devenir un casse-tête.

1 – Déterminer où déclarer ses revenus

Vous l’avez compris, le principal défi consiste à déterminer le pays où il faut déclarer ses revenus, et donc payer ses impôts. De manière générale, un digital nomad doit respecter les obligations fiscales du pays où il est considéré comme résident fiscal. Cependant plusieurs situations peuvent complexifier les choses : 

  • Si le digital nomad travaille pour des clients situés dans plusieurs pays : Doit-il déclarer ses revenus dans chaque pays où il a des clients ?
  • S’il change fréquemment de pays : Peut-il être exonéré d’impôts dans certains pays s’il ne dépasse pas un certain seuil de jours ?
  • S’il possède une entreprise dans un pays, mais n’y réside pas : Où doit-il payer l’impôt sur les bénéfices de son activité ?

Les réponses à ces questions dépendent des conventions fiscales entre les pays et des régimes fiscaux locaux.

2 – Les étapes pas à pas

Dans tous les cas, voici les étapes auxquelles vous serez confrontés pour déclarer vos revenus : 

1. Déterminer son pays de résidence fiscale :

  • Vérifier si vous dépassez le seuil de 183 jours dans un pays.
  • Vérifier où se trouve votre centre d’intérêts économiques (clients, entreprise, comptes bancaires).
  • Examiner les conventions fiscales internationales pour éviter la double imposition.

2. Comprendre le régime fiscal applicable :

  • Certains pays offrent des statuts avantageux (ex. : Portugal, Estonie, Dubaï).
  • D’autres appliquent une imposition mondiale sur les revenus des résidents fiscaux (ex. : France, États-Unis).

3. Déclarer ses revenus selon les règles du pays concerné :

  • En France : via la déclaration annuelle d’impôts sur le revenu.
  • Au Portugal :  grâce au statut de Résident Non Habituel (RNH), les expatriés et digital nomads peuvent bénéficier d’une exonération fiscale partielle sur certains revenus pendant 10 ans.
  • En Estonie : via la e-Residency, qui permet une gestion 100 % digitale.
  • En Thaïlande : les nomades numériques séjournant sur le long terme doivent soit déclarer leurs revenus mondiaux s’ils deviennent résidents fiscaux, soit opter pour le Thailand Elite Visa, qui ne requiert pas de déclaration de revenus locaux.
  • En Indonésie : bien que de nombreux digital nomads y travaillent sous visa touristique, un visa de second domicile (Second Home Visa) ou un visa investisseur permet de résider légalement avec des obligations fiscales claires.
  • A Dubaï : aucun impôt sur le revenu personnel, ce qui attire de nombreux entrepreneurs et travailleurs indépendants qui créent une société dans une zone franche pour bénéficier de ce régime fiscal.
  • Aux États-Unis : déclaration obligatoire auprès de l’IRS même en vivant à l’étranger (pour les citoyens américains).
  • Au Mexique : les nomades numériques peuvent y vivre avec un visa de résident temporaire, mais s’ils y passent plus de 183 jours, ils deviennent résidents fiscaux et doivent déclarer leurs revenus mondiaux.

4. Éviter la double imposition :

  • Vérifier si des accords fiscaux existent entre les pays où vous travaillez.
  • Utiliser les crédits d’impôt ou les exonérations prévues pour éviter de payer deux fois sur les mêmes revenus.

Mais la question de la double imposition mérite de rentrer un peu plus dans les détails.

Les accords de double imposition : une solution pour éviter les doublons fiscaux

Qu’est-ce donc qu’un accord de double imposition ? Les accords de double imposition (ADI) sont des traités signés entre deux pays pour éviter qu’un contribuable ne soit imposé deux fois sur le même revenu. Ils permettent de déterminer où et comment les impôts doivent être payés selon la résidence fiscale et la source des revenus. Ces accords définissent aussi des mécanismes comme :

  • Le crédit d’impôt, qui permet de déduire les impôts payés dans un pays de ceux dus dans un autre.
  • L’exonération, où un pays renonce à imposer certains revenus s’ils sont déjà taxés ailleurs.

Prenons un exemple pratique : imaginons un freelance français qui travaille pour des clients internationaux tout en résidant plusieurs mois au Portugal. Sans ADI, il pourrait être imposé en France (car il est citoyen français) et au Portugal (s’il y passe plus de 183 jours et devient résident fiscal). Grâce à l’accord fiscal entre la France et le Portugal, il peut :

  • Déclarer ses revenus au Portugal et demander un crédit d’impôt en France,
  • Ou bénéficier du statut RNH au Portugal, qui permet des exonérations sur certains revenus étrangers.

Pour identifier les pays avec lesquels votre pays d’origine a signé un ADI, vous pouvez :

  1. Consulter le site officiel des impôts de votre pays (ex. : impots.gouv.fr pour la France, IRS.gov pour les États-Unis).
  2. Vérifier les conventions fiscales bilatérales disponibles sur les sites gouvernementaux ou auprès d’un expert fiscal.
  3. Solliciter un comptable spécialisé en fiscalité internationale, qui pourra vous orienter vers la meilleure stratégie d’optimisation fiscale.

Même si cela est un peu laborieux, prenez le temps de bien vous renseigner afin d’optimiser votre fiscalité tout en restant en règle avec les autorités fiscales de chaque pays où vous travaillez et résidez. 

Les démarches administratives à faire avant de partir à l’étranger

Avant de faire vos valises et de vous envoler pour votre nouvelle vie de digital nomad, mieux vaut anticiper certaines démarches administratives pour éviter les mauvaises surprises. Voici une check list des étapes clefs à ne pas négliger pour être en règle avec les impôts et votre statut légal. 

1 – Informez votre administration fiscale

Nous partons ici du principe que vous êtes français. Si vous quittez la France pour une longue durée, vous devez signaler votre départ aux autorités fiscales afin d’éviter des complications liées à votre résidence fiscale (c’est d’ailleurs vrai quel que soit votre pays d’origine). En particulier, remplissez le formulaire de déclaration de départ à l’étranger (formulaire n°2042-NR) auprès des impôts. Pensez également à mettre à jour, si besoin, votre adresse auprès des impôts pour éviter tout courrier perdu. 

2 – Vérifiez votre statut fiscal et évitez la double imposition

Prenez le temps de consulter les accords de double imposition entre votre pays d’origine et votre destination. Déterminez si vous souhaitez ou non rester plus de 183 jours dans votre nouveau pays, auquel cas vous risquez d’être considéré comme résident fiscal. Si nécessaire, prenez rendez-vous avec un expert-comptable spécialisé en fiscalité internationale. 

3 – Assurez-vous d’avoir tous vos documents fiscaux à jour

Avant votre départ, récupérez et numérisez : 

  • Vos 3 dernières déclarations d’impôts 
  • Votre numéro fiscal pour toute démarche ultérieure
  • Les justificatifs de revenus, cotisations sociales et paiements d’impôts en cas de contrôle
  • Si vous êtes auto-entrepreneur, vos déclarations URSSAF et votre K-Bis.

4 – Souscrire à une couverture santé adaptée

On n’y pense pas toujours, et pourtant c’est vital. Quand on habite en France, on a l’habitude que tout soit fluide en matière de santé : mais à l’étranger, c’est loin d’être aussi vrai ! Pensez donc à souscrire à une assurance santé internationale, qui couvrira vos soins, voire une hospitalisation si nécessaire. Pour plus d’info, cet article détaille les meilleures assurances santé pour digital nomad, toutefois voici notre top 3 : 

🥇 Chapka Assurances

🥈 SafetyWing

🥉 SoNomad

5 – Ouvrez un compte bancaire multi-devises et gérez vos finances

Quand on est digital nomad et qu’on voyage de pays en pays, on n’y coupe pas. Les comptes bancaires multi-devises comme Revolut ou N26 sont devenus un incontournable pour les travailleurs numériques. Pratiques et faciles d’utilisation, elles permettent de basculer d’une devise à l’autre en l’espace de quelques secondes. Sans compter qu’elles finissent par faire économiser bon nombre de commissions et autres frais bancaires, qui seraient prélevés par une banque classique lors de paiement à l’international.

👉 Lire aussi notre article : Le meilleur choix de banque pour digital nomad en 2025

Une fois cette check-list validée, vous aurez tout préparé pour partir sereinement à l’aventure ! 

Les obligations fiscales dans les pays populaires des digital nomads

Chaque pays ayant ses propres règles en matière de fiscalité, voici un aperçu des obligations fiscales dans certains des pays les plus populaires pour s’installer en tant que digital nomad. 

1 – Le Portugal : un choix populaire pour les digital nomads

Si le Portugal est l’une des destinations les plus prisées des digital nomads, ce n’est pas seulement grâce à son climat agréable, mais aussi grâce à sa fiscalité attractive ! Le régime des Résidents Non Habituals (RNH) permet en effet de bénéficier d’une exonération de l’impôt sur certains types de revenus, y compris les pensions de retraite et certains revenus étrangers pendant une période de 10 ans. De manière générale, le taux d’imposition commence à 14,5 % et peut aller jusqu’à 48 %, mais le régime RNH offre des réductions fiscales significatives. Cela permet aux digital nomads de profiter d’une fiscalité avantageuse tout en ayant un environnement de travail agréable.

2 – La Thaïlande : une fiscalité avantageuse pour les nomades

La Thaïlande est également un choix prisé pour les digital nomads, notamment grâce à son coût de la vie abordable et ses paysages de rêve. En Thaïlande, les résidents fiscaux ne sont imposés que sur leurs revenus générés localement. Si vous travaillez pour une entreprise située à l’étranger, vous n’êtes donc pas soumis à l’impôt sur ces revenus, tant qu’ils ne sont pas transférés dans le pays. Cela permet aux digital nomads de conserver une partie de leurs revenus hors taxe. De plus, la Thaïlande offre des visas flexibles, comme le visa touristique renouvelable, facilitant ainsi la vie des nomads qui souhaitent y passer une longue période.

3 – Le Mexique : une destination avec des accords de double imposition

Vous rêvez de l’ambiance latine et de la mer turquoise des Caraïbes ? Le Mexique attire de nombreux digital nomads, grâce à ses paysages superbes et son coût de la vie intéressant. Contrairement à d’autres pays, le Mexique impose ses résidents fiscaux sur leurs revenus mondiaux, mais il existe des accords de double imposition qui permettent d’éviter de payer des impôts deux fois sur les mêmes revenus. En tant que digital nomad, vous pourriez être résident fiscal au Mexique tout en étant éligible à une exonération ou à une réduction d’impôt sur vos revenus étrangers grâce à ces accords. De plus, le Mexique offre des visas temporaires d’une durée de 180 jours, renouvelables, et un visa de résident pour ceux qui souhaitent rester plus longtemps.

4 – L’Estonie : un modèle numérique pour les nomads

L’Estonie est l’un des pays les plus avancés pour les digital nomads, notamment grâce à son programme d’e-Residency, qui permet de gérer une entreprise entièrement en ligne et de déclarer ses revenus de manière digitale. En Estonie, les digital nomads peuvent facilement créer une société, gérer leurs activités à distance et bénéficier d’une fiscalité avantageuse. Le pays applique un impôt sur les sociétés de 20 % uniquement sur les dividendes, ce qui permet de minimiser la fiscalité pour ceux qui choisissent de réinvestir leurs profits dans leur entreprise. En outre, l’Estonie propose des options de résidence à distance qui sont parfaites pour les travailleurs numériques.

5 – L’Indonésie : une fiscalité flexible pour les nomads

L’Indonésie, et particulièrement Bali, est devenue une destination incontournable pour les digital nomads grâce à son coût de la vie relativement bas et ses paysages paradisiaques. En Indonésie, les résidents fiscaux sont soumis à l’impôt sur les revenus mondiaux. Cependant, les nomads peuvent bénéficier d’une fiscalité avantageuse en créant des sociétés offshore ou en optant pour des visas à long terme tels que le « B211A », qui permet de rester jusqu’à 6 mois. La fiscalité y est plus souple pour ceux qui choisissent de rester dans le pays tout en continuant à travailler pour des clients étrangers.

6 – La Colombie : une destination attrayante pour les digital nomads

Faible coût de la vie, culture pleine de joie de vivre et paysages à tomber par terre : il n’est pas difficile de comprendre pourquoi la Colombie attire de plus en plus de digital nomads. Les résidents fiscaux colombiens sont imposés sur leurs revenus mondiaux, mais la Colombie offre des exonérations fiscales pour les revenus générés à l’étranger dans certains cas. En tant que digital nomad, vous pouvez être exempté de payer des impôts sur vos revenus étrangers, ce qui est un avantage pour ceux qui travaillent à distance pour des entreprises hors du pays. De plus, la Colombie offre un visa de travail indépendant pour les nomads qui souhaitent s’installer dans le pays à long terme.

Autant d’options fiscalement intéressantes lorsque l’on est digital nomad !

Gérer ses impôts quand on est digital nomad : cas pratiques

digital nomad comment faire ses impots

Parce qu’il n’y a rien de mieux que du concret pour mieux appréhender le monde complexe de la fiscalité, voici 3 cas de figure de digital nomad, et comment chacun gère sa fiscalité !

1 – Sarah, freelance en marketing digital basée à Lisbonne

Sarah est une freelance en marketing digital, originaire de France, et vit à Lisbonne depuis 2 ans. Elle travaille principalement pour des clients européens et américains.

💸 Gestion fiscale :
Sarah a opté pour le régime fiscal des Résidents Non Habituals (RNH) du Portugal, ce qui lui permet de bénéficier d’une exonération d’impôt sur certains revenus étrangers, y compris ses revenus en provenance de clients non portugais.
Elle a donc pu réduire significativement sa charge fiscale pendant les premières années de son séjour au Portugal, tout en continuant de travailler pour des entreprises à l’international. En plus de cette exonération, elle a également choisi de déclarer ses revenus en Portugal, où elle réside officiellement, en profitant des taux d’imposition préférentiels sur ses revenus portugais.

🔎Impact sur sa fiscalité :
Sarah est consciente qu’au bout de 10 ans, elle ne pourra plus bénéficier de l’exonération sur les revenus étrangers, mais elle prévoit de diversifier ses sources de revenus à ce moment-là pour maximiser ses bénéfices. Elle suit de près les nouvelles régulations fiscales portugaises pour éviter toute surprise.

2 – Martin, entrepreneur numérique entre la Thaïlande et la France

Martin est un entrepreneur numérique qui gère une start-up de e-commerce en ligne, avec des clients principalement en Europe et en Amérique du Nord. Il a choisi de vivre la moitié de l’année à Chiang Mai, en Thaïlande, pour bénéficier de son coût de la vie abordable, et l’autre moitié en France pour être plus proche de sa famille.

💸 Gestion fiscale :
La Thaïlande taxe uniquement les revenus générés localement. Ainsi, Martin n’est soumis à l’impôt thaïlandais que sur les revenus qu’il génère en Thaïlande. De plus, il ne paye pas d’impôts sur ses revenus provenant de clients européens ou nord-américains tant qu’ils ne sont pas transférés dans le pays.

Cependant, Martin doit faire attention à sa situation fiscale en France. En tant que résident fiscal en France, il est tenu de déclarer tous ses revenus mondiaux, ce qui inclut ses revenus générés en Thaïlande. La France et la Thaïlande ont signé un accord de double imposition, ce qui permet à Martin d’éviter de payer des impôts deux fois sur les mêmes revenus, mais il doit veiller à bien suivre les règles fiscales et à justifier de sa résidence dans chaque pays.

🔎 Impact sur sa fiscalité :
Martin bénéficie d’une optimisation fiscale grâce à l’accord de double imposition entre la France et la Thaïlande. Toutefois, il doit veiller à bien répartir ses journées entre les deux pays pour ne pas risquer de perdre son statut de non-résident en France ou d’être considéré comme résident fiscal en Thaïlande. Il travaille en étroite collaboration avec un conseiller fiscal pour s’assurer qu’il respecte les règles fiscales des deux pays et minimise sa charge fiscale tout en profitant de ses différents lieux de résidence.

3 – Marie, digital nomad globetrotteuse

Marie est une consultante en SEO qui gère des projets pour des clients internationaux. En raison de son travail à distance, elle passe la moitié de l’année en France, où elle possède un domicile fiscal, et l’autre moitié de l’année à voyager dans différents pays, comme le Portugal, la Colombie, ou encore la Bali, en Indonésie, tout en maintenant son activité professionnelle en ligne.

💸 Gestion fiscale :
Marie étant résidente fiscale en France, elle est soumise à l’impôt français sur l’ensemble de ses revenus mondiaux, indépendamment de l’endroit où elle se trouve. Cependant, elle utilise la possibilité de déclarer ses revenus dans chaque pays qu’elle fréquente de manière temporaire en fonction des accords de double imposition.

Lorsqu’elle passe du temps dans un pays où elle travaille (par exemple, au Portugal ou en Colombie), elle peut être considérée comme résidente fiscale temporaire si elle y séjourne plus de six mois, ce qui pourrait entraîner des obligations fiscales dans ces pays. En revanche, Marie veille à ne pas dépasser ces seuils, ce qui lui permet de rester résident fiscal français pour éviter une double imposition.

🔎 Impact sur sa fiscalité :
Marie profite des accords de double imposition signés par la France avec des pays comme le Portugal, la Colombie et d’autres. Grâce à ces accords, elle évite de payer des impôts sur ses revenus dans les pays où elle ne réside que temporairement. Cependant, elle doit être extrêmement vigilante sur la durée de ses séjours dans chaque pays et sur la nature de ses revenus pour ne pas risquer de perdre son statut fiscal français ou d’être taxée dans plusieurs pays.

Elle travaille avec un expert fiscal pour s’assurer de bien gérer sa situation fiscale et de respecter les règles locales de chaque pays visité, tout en évitant les pièges fiscaux liés à sa mobilité constante.

Digital nomad impôt : conclusion

Être digital nomad, c’est profiter d’une liberté incroyable, mais cela implique également une gestion fiscale rigoureuse pour éviter les mauvaises surprises. Si la fiscalité peut sembler complexe, avec les bonnes informations et une bonne organisation, il est tout à fait possible de naviguer à travers les règles et obligations de chaque pays, tout en optimisant votre situation.

En particulier, il est essentiel de bien comprendre la notion de résidence fiscale, de se renseigner sur les accords de double imposition et de s’assurer que vos démarches administratives sont en règle avant de partir à l’aventure. Grâce à cela, vous pourrez vous concentrer pleinement sur ce que vous aimez : voyager, découvrir de nouveaux horizons et développer votre activité en ligne, tout en restant serein sur le plan fiscal !

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