Se lancer en freelance, c’est une incroyable sensation de liberté… mais c’est aussi un vrai casse-tête quand il s’agit de fixer ses tarifs. Le fameux TJM (Taux Journalier Moyen) est souvent la grande inconnue au démarrage. Trop bas, vous travaillez sans jamais profiter de votre liberté et vous ne valorisez pas votre temps. Trop haut, vous risqueriez de faire fuir vos clients. Alors, comment s’y prendre ? Cet article vous aide à comprendre comment calculer votre TJM pour construire une activité de freelance rentable et sereine.
Sommaire
1. Définition du TJM et enjeux pour les freelances
2. Les critères essentiels pour la fixation du prix
3. Comment effectuer une simulation de TJM efficace ?
4. Se repérer dans les tarifs freelance : comparaison par métier
5. Exemple de TJM freelance (moyennes indicatives 2026)
Conclusion : le TJM, votre boussole pour une expérience freelance sereine
| ⏱️ Pas le temps de tout lire ? Voici les infos à savoir absolument pour fixer votre TJM si vous êtes freelance : 💡 Le TJM est la base de votre rentabilité : il traduit votre valeur et votre stratégie. 🪙Fixer son TJM demande de prendre en compte : son expérience, la complexité des missions demandées, le secteur, les attentes clients, et bien sûr de ne pas oublier les périodes creuses. 💸Votre simulation doit inclure les charges fixes, les charges sociales (22–45 %), environ 200 jours facturables par an, plus une marge de sécurité. 💻Créer un tableau de suivi (sur Google Sheets ou Notion) vous aidera à visualiser le net réel après les charges et à mieux gérer vos finances. 📈Mettre à jour son TJM régulièrement est un prérequis pour rester crédible et aligné avec le marché. |
Quand on se lance en freelance, une des premières questions qu’on se pose, c’est combien facturer ?
Alors forcément, le fameux TJM (ou Taux Journalier Moyen) devient très vite le cœur de nos réflexions. Car ce taux, c’est un peu comme une boussole : il peut vous guider dans la bonne direction… ou vous faire perdre le nord si vous le fixez n’importe comment.
Et disons-le franchement, on est nombreux à avoir déjà balancé un chiffre un peu au hasard, entre deux mails ou au détour d’un café, juste pour décrocher un client. Mais le TJM, ce n’est pas un nombre magique pioché dans un chapeau. C’est la traduction concrète de votre valeur, de vos compétences, et surtout de votre vision pour construire une activité durable sans jamais avoir l’impression de vous brader.
Peu importe où vous êtes dans le monde, de Lisbonne à Bali en passant par Chiang Mai, savoir calculer votre TJM est la base. C’est ce qui fait la différence entre un freelance qui court après les missions, et un freelance qui choisit ses clients, vit sereinement de son activité… et profite vraiment de sa liberté.
1. Définition du TJM et enjeux pour les freelances

Avant de sortir les calculettes, commençons par le début.
Le TJM, ou Taux Journalier Moyen, c’est tout simplement le montant que vous facturez pour une journée de travail. Dit comme ça, ça paraît simple. Mais dans la vraie vie, ce petit chiffre peut devenir un vrai game changer pour votre activité.
Car derrière ce tarif, il n’y a pas qu’une valeur financière : il y a la façon dont vous positionnez votre expertise, la confiance que vous inspirez à vos clients, et même votre capacité à vous projeter dans la durée.
Bien comprendre ce qu’est le TJM, c’est aussi apprendre à dire : “voilà ce que je vaux, et voilà pourquoi”. Fini le syndrome de l’imposteur qui vous pousse à casser vos prix pour décrocher un contrat. Un TJM réfléchi, c’est un outil pour négocier avec assurance et vous comparer sans complexe aux standards du marché. D’ailleurs, il existe de nombreux baromètres de TJM par métier : une vraie mine d’or pour savoir si vous êtes trop bas (et que vous vous bradez) ou trop haut (et que vous faites fuir vos prospects). On reviendra là-dessus plus loin dans l’article.
Pourquoi est-il essentiel de maîtriser le calcul du TJM ?
Parce qu’un TJM mal calculé, c’est tout simplement le début des galères.
Un tarif fixé trop bas, et vous bossez sans jamais vraiment respirer (ni épargner). Trop haut, et les clients partent chez la concurrence avant même d’avoir échangé avec vous. Bref, le TJM, c’est un équilibre délicat entre rentabilité, crédibilité et liberté.
Un bon calcul vous permet d’éviter les mauvaises surprises en fin de mois et d’assurer une base de revenus qui tient la route. Et croyez-nous, rien n’est plus rassurant que de savoir qu’on a fixé un prix juste : pour soi et pour son client.
Pour trouver ce fameux “juste prix”, plusieurs facteurs sont à prendre en compte, parmi lesquels :
- Votre expertise et votre expérience : vos années de pratique, vos compétences, vos réussites…
- Votre temps de travail effectif : car non, vous n’allez pas facturer 365 jours par an. Entre les week-ends, les vacances, les périodes creuses… il faut être réaliste.
- Les charges sociales : URSSAF, impôts, cotisations… des incontournables, même si parfois on s’en passerait bien.
- Vos frais pro et coûts fixes : qu’il s’agisse de logiciels, d’un accès à un espace de coworking, d’abonnements divers… tout ça impacte directement votre rentabilité.
- Le marché et la concurrence : se comparer aux autres freelances de votre secteur, c’est indispensable pour ajuster votre positionnement.
Voyons tous ces critères un peu plus en détail.
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2. Les critères essentiels pour la fixation du prix

Fixer son prix, ce n’est pas une équation mathématique toute simple : c’est un savant mélange entre qui vous êtes, ce que vous savez faire et dans quel contexte vous travaillez. Plusieurs variables entrent en jeu, et aucune n’est à prendre à la légère.
- Votre expérience : un junior qui débute ne peut évidemment pas afficher les mêmes tarifs qu’un profil avec 10 ans d’expertise. L’expérience rassure, et elle se paie.
- Le niveau technique de la mission : coder une petite appli sans complexité, ce n’est pas la même histoire que mettre en place une architecture cloud robuste pour une fintech. Plus la mission est pointue, plus le TJM grimpe, forcément.
- Le secteur d’activité : un développeur dans la finance ou la cybersécurité n’aura pas les taux horaires qu’un graphiste, même avec un niveau d’expertise comparable.
- Les attentes des clients : votre disponibilité, votre réactivité, votre flexibilité horaire… tout cela peut justifier un ajustement de vos tarifs.
- La régularité de la demande : certains métiers sont marqués par des périodes creuses ou une activité irrégulière. Anticiper ces creux dans votre calcul de TJM, c’est ce qui vous évite de vous retrouver à sec entre deux missions.
Bref, fixer son tarif, ce n’est pas seulement répondre à “combien je vaux ?”, c’est aussi prendre en compte “dans quel cadre je vends mon expertise ?”.
| 📌 Infos pratiques – Check-list rapide avant de fixer votre prix : • Combien d’années d’expérience avez-vous ? • Quelle est la complexité technique de la mission ? Implique-t-elle des compétences rares ? • Comment sont les standards dans ce secteur (baromètres TJM) ? • Le client a-t-il des attentes spécifiques du client ? En terme de disponibilité ou de délais. • Avez vous des périodes creuses ? Si oui, anticipez-les dans vos calculs. |
3. Comment effectuer une simulation de TJM efficace ?
Une fois les critères posés, on passe à l’étape concrète… à savoir, comment calculer un TJM qui soit réaliste.
Pour commencer, estimez vos charges et votre temps travaillé
Commencez par additionner toutes vos charges fixes : vos outils numériques (VPN, logiciels, stockage cloud…), votre coworking ou vos cafés préférés, votre matériel informatique, et pourquoi pas une assurance nomade si vous bougez souvent.
N’oubliez pas les charges sociales : selon votre statut (micro-entreprise, SASU, portage…), elles peuvent représenter entre 22 % et 45 % de votre chiffre d’affaires. Oui, ça fait mal, mais mieux vaut l’anticiper que le découvrir après coup.
Ensuite, soyez lucide sur votre nombre réel de jours travaillés. Vous n’allez pas facturer 365 jours par an : il faut retirer les week-ends, les congés (parce qu’on a le droit de souffler), la prospection, les formations, les déplacements, et… ces jours où le WiFi vous lâche sans prévenir. Résultat, on tourne généralement autour de 200 jours facturables par an, rarement plus.
Ensuite, créez un modèle personnalisé
Oubliez les calculs tout faits : votre TJM doit coller à votre réalité. Faites plusieurs scénarios, ajoutez une marge de sécurité de 10 à 15 % pour absorber les imprévus (hausse des charges, mois plus creux, voyage plus coûteux que prévu…).
Les simulateurs en ligne peuvent être pratiques pour avoir une idée rapide, mais gardez en tête que chaque profil est unique. Vivre à Lisbonne, Berlin ou Bangkok, ce n’est pas le même budget. Idem si vos compétences sont rares sur le marché : forcément, ça va vous permettre de tirer votre taux horaire à la hausse.
| 📌 Infos pratiques pour calculer son TJM : • Additionnez toutes vos charges fixes (abonnements, coworking, matériel…). • Intégrez vos charges sociales (22 à 45 % selon votre statut). • Soyez réaliste sur les jours de travail : visez environ 200 jours facturables par an. • Ajoutez une marge de sécurité (de l’ordre de 10–15 %). • Comparez vos résultats avec des simulateurs et ajustez selon votre contexte. |
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4. Se repérer dans les tarifs freelance : comparaison par métier

Le marché du freelancing évolue vite, et rester à jour sur les tarifs freelance est un excellent réflexe à adopter.
Car le marché du freelancing bouge tout le temps. Nouvelles techs, nouveaux outils, demandes qui changent du jour au lendemain… L’environnement des freelances ne cesse d’évoluer. Et les tarifs par métier avec.
Plutôt que de paniquer devant une grille tarifaire, regardez-la comme une carte : elle vous indique des zones (plutôt hautes, plutôt basses) et vous aide à choisir où vous voulez vous positionner. Comparer votre TJM avec des profils similaires vous permet aussi d’ajuster vos prétentions, affiner vos arguments commerciaux, et détecter les compétences qui commencent à être très recherchées (et donc mieux payées).
Attention toutefois, la moyenne n’est qu’un point de repère, pas une règle gravée dans le marbre. Être niche, proposer des packs, facturer à la valeur plutôt qu’au temps, ou offrir un niveau de disponibilité exceptionnel sont autant d’éléments qui justifient un TJM au-dessus de la moyenne.
Les ressources pour suivre les tendances du marché
Pour rester aligné(e) avec le marché, faites de la veille simple et régulière. Voici comment s’y prendre sans y passer la moitié de votre semaine :
- Consulter les baromètres métier (rapports annuels, études sectorielles) pour connaître les ordres de grandeur dans votre niche.
- Écouter votre réseau (LinkedIn, Slack, groupes pro) : les discussions terrain sont souvent plus parlantes que les chiffres froids.
- S’abonner à des newsletters ciblées ou suivre des profils experts qui partagent des tendances et des missions.
- Comparer les offres réelles (briefs, annonces, propositions de missions) : ça donne une idée concrète des demandes et de ce que les clients acceptent de payer.
Adopter cette veille vous évite de rater des opportunités mieux rémunérées et vous donne les arguments nécessaires pour expliquer une hausse de TJM (ou au contraire, la temporiser). On met à jour sa grille tarifaire au moins une fois tous les 6–12 mois : simple, rapide, efficace.
Gestion pratique : salaire estimé, fiscalité et tableau de suivi
Au-delà du tarif affiché, le plus utile est de savoir ce qui finit réellement sur votre compte. En tant que digital nomad, vous jonglez parfois avec plusieurs devises, des systèmes fiscaux différents et des fluctuations de change… et chaque euro compte.
Quelques réflexes à avoir :
- Construire un tableau de bord simple (Google Sheets, Notion…) avec : charges fixes, jours facturables estimés, TJM cible, chiffre d’affaires prévisionnel, charges sociales, et salaire net estimé.
- Prévoir une marge de sécurité (de 10–15 %) pour absorber les aléas comme les mois creux, lahausse des abonnements, les frais de voyage imprévus.
- Simuler plusieurs scénarios : TJM un chouilla pessimiste, TJM souhaité, TJM optimiste. Ça vous donne une fourchette et des plans d’action concrets.
- Revoir la tarification régulièrement (trimestre / semestre) : ajustez selon l’évolution de votre vie (coût de la vie local, nouvelles compétences, demande marché).
Tenir ce suivi vous rendra aussi plus confiant au moment de la négociation car vous pourrez être précis et conscient de la justesse de vos chiffres. Sans oublier que cela vous évitera d’éventuelles mauvaises surprises administratives.
| 📌 Infos pratiques – Des outils simples pour garder le cap : • Créez un Google Sheets ou Notion pour suivre vos finances. • Inscrivez votre TJM cible, vos jours facturables, votre CA prévisionnel, vos charges, net. • Mettez à jour tous les mois avec vos chiffres réels. • Simulez 3 scénarios : conservateur, souhaité, optimiste. |
5. Exemple de TJM freelance (moyennes indicatives 2026)
| Métier | Junior (0-2 ans) | Intermédiaire (3-6 ans) | Senior (7+ ans) |
| Développeur web | 250 – 350 € | 350 – 500 € | 500 – 700 € |
| Designer UX/UI | 200 – 300 € | 300 – 450 € | 450 – 600 € |
| Consultant marketing digital | 250 – 350 € | 350 – 500 € | 500 – 700 € |
| Rédacteur / Copywriter | 150 – 250 € | 250 – 350 € | 350 – 500 € |
| Consultant IT / Cloud | 400 – 500 € | 500 – 700 € | 700 – 1000 € |
| Community Manager | 150 – 220 € | 220 – 320 € | 320 – 450 € |
| Photographe / Vidéaste | 200 – 300 € | 300 – 450 € | 450 – 600 € |
Conclusion : le TJM, votre boussole pour une expérience freelance sereine
Si vous êtes freelance, alors maîtriser votre TJM n’est pas une option : c’est la base pour construire une activité pérenne et rentable, que vous bossiez depuis Paris, Bali ou Buenos Aires. Prenez le temps de bien calculer, de comparer aux standards de votre métier, et surtout, d’ajuster régulièrement. On met en place des outils simples, on fait un peu de veille, et on se réserve une marge de sécurité… et votre compte en banque vous dira merci.